{"id":71092,"date":"2026-04-10T06:37:07","date_gmt":"2026-04-10T06:37:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/71092\/"},"modified":"2026-04-10T06:37:07","modified_gmt":"2026-04-10T06:37:07","slug":"des-cas-en-forte-hausse-depuis-40-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/71092\/","title":{"rendered":"des cas en forte hausse depuis 40 ans"},"content":{"rendered":"<p>Le constat peut sembler alarmant\u00a0: dans le Bas-Rhin, le nombre de cancers a plus que doubl\u00e9 en l\u2019espace de quarante ans. Le registre d\u00e9partemental recensait en moyenne 2\u00a0896 cas par an chez l\u2019homme et la femme entre\u00a01975 et\u00a01979. Sur la p\u00e9riode 2020-2021, ce chiffre atteint 7\u00a0030 cas annuels.<\/p>\n<p>Une hausse spectaculaire, mais qui doit \u00eatre nuanc\u00e9e. \u00ab\u00a0Elle s\u2019explique en partie par l\u2019augmentation et le vieillissement de la population, l\u2019extension du d\u00e9pistage ainsi qu\u2019une exposition accrue \u00e0 certains canc\u00e9rig\u00e8nes\u00a0\u00bb, souligne Simon Schraub, vice-pr\u00e9sident de la Ligue contre le cancer du Bas-Rhin, qui pr\u00e9sentait ce jeudi 9\u00a0avril les derni\u00e8res donn\u00e9es d\u2019incidence.<\/p>\n<p>Rapport\u00e9s \u00e0 la population, les chiffres confirment cette hausse, particuli\u00e8rement chez les femmes. Chez les hommes, le taux passe de 625 \u00e0 718 nouveaux cas pour 100\u00a0000 habitants. Chez les femmes, il grimpe de 356 \u00e0 505.<\/p>\n<p>  La consommation de tabac chez les femmes<\/p>\n<p>En cause notamment l\u2019\u00e9volution des comportements. \u00ab\u00a0La consommation de tabac et d\u2019alcool chez les femmes est l\u2019une des explications\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Simon Schraub. Le cancer du poumon illustre cette tendance\u00a0: dans le Bas-Rhin, il recule chez les hommes (de 18\u00a0% \u00e0 14\u00a0%), mais progresse fortement chez les femmes (de 2\u00a0% \u00e0 10\u00a0%). Le cancer du sein est \u00e9galement en hausse, passant de 27\u00a0% \u00e0 34\u00a0%. D\u2019autres facteurs sont \u00e9voqu\u00e9s\u00a0: pesticides, pollution, alimentation, s\u00e9dentarit\u00e9, virus. \u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>  Un cancer sur trois chez la femme est un cancer du sein<\/p>\n<p>Certains cancers progressent fortement dans le d\u00e9partement alsacien, <a href=\"https:\/\/www.lalsace.fr\/magazine-sante\/2025\/04\/12\/10-000-euros-remis-a-l-igbmc-pour-la-recherche-sur-le-cancer-de-la-prostate\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"> \u00e0 commencer par celui de la prostate<\/a> , dont la part est pass\u00e9e de 9\u00a0% \u00e0 27\u00a0%. \u00ab\u00a0Cette hausse est li\u00e9e \u00e0 l\u2019utilisation d\u2019un test de d\u00e9pistage pr\u00e9coce par dosage du PSA\u00a0\u00bb, indique Philippe Bergerot, pr\u00e9sident de la Ligue nationale contre le cancer. Les lymphomes sont \u00e9galement en augmentation.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, plusieurs cancers reculent. Le cancer de l\u2019estomac passe de 6\u00a0% \u00e0 2\u00a0% chez l\u2019homme et de 5\u00a0% \u00e0 1\u00a0% chez la femme. Pour le cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus, le nombre de nouveaux cas annuels est pass\u00e9 de 96 \u00e0 42 entre 1975 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 2020.<\/p>\n<p>  Pas plus de cas en Alsace<\/p>\n<p>Cette baisse est notamment attribu\u00e9e aux politiques de pr\u00e9vention. <a href=\"https:\/\/www.lalsace.fr\/sante\/2026\/02\/02\/papillomavirus-des-cancers-largement-evitables-une-vaccination-encore-insuffisante\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"> \u00ab\u00a0Les campagnes de vaccination contre le papillomavirus ont contribu\u00e9 \u00e0 cette diminution\u00a0\u00bb<\/a> , souligne Philippe Bergerot. Le taux de vaccination reste perfectible en France\u00a0: environ 40\u00a0% chez les filles et 30\u00a0% chez les gar\u00e7ons en classe de 5e, avec un objectif de 70\u00a0%. \u00ab\u00a0Dans certains pays comme l\u2019Autriche, l\u2019Australie ou le Danemark, ce cancer n\u2019existe presque plus\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des cantons bas-rhinois par le registre. Aucune surincidence nette ne se d\u00e9gage. Il n\u2019appara\u00eet pas non plus de lien \u00e9vident entre fr\u00e9quence des cancers et \u00e9loignement des structures de soins, ni avec un contexte socio-\u00e9conomique d\u00e9favorable. Tout au plus observe-t-on une fr\u00e9quence plus \u00e9lev\u00e9e du cancer du poumon dans les cantons de Schiltigheim et de Strasbourg, ainsi que des cancers de la bouche et du pharynx \u00e0 Schiltigheim. \u00ab\u00a0Mais on ne peut pas conclure \u00e0 une surincidence compte tenu des variations statistiques\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Michel Velten, le directeur du registre des cancers du Bas-Rhin.<\/p>\n<p>Globalement, ces donn\u00e9es s\u2019inscrivent dans la tendance nationale. \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas plus de cancers en Alsace qu\u2019ailleurs en France\u00a0\u00bb, assure Simon Schraub. Une sp\u00e9cificit\u00e9 r\u00e9gionale, autrefois observ\u00e9e pour les cancers du c\u00f4lon et du rectum en lien avec l\u2019alimentation, n\u2019est plus d\u2019actualit\u00e9.<\/p>\n<p>Le registre des cancers du Bas-Rhin, pionnier en France, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par Paul Schaffer. Il en existe aujourd\u2019hui une trentaine en France, couvrant seulement une partie du territoire. Un registre national des cancers, pilot\u00e9 par l\u2019Institut national du cancer, est en cours de d\u00e9ploiement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le constat peut sembler alarmant\u00a0: dans le Bas-Rhin, le nombre de cancers a plus que doubl\u00e9 en l\u2019espace&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":71093,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[82],"tags":[6546,12,13,18,17,288,86,87],"class_list":{"0":"post-71092","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-alsace","9":"tag-be","10":"tag-be-fr","11":"tag-belgique","12":"tag-belgium","13":"tag-fil-info","14":"tag-health","15":"tag-sante"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116379034936744831","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71092","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=71092"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71092\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/71093"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71092"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=71092"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=71092"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}