{"id":78052,"date":"2026-04-17T21:44:20","date_gmt":"2026-04-17T21:44:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/78052\/"},"modified":"2026-04-17T21:44:20","modified_gmt":"2026-04-17T21:44:20","slug":"nos-ancetres-pourraient-avoir-copule-avec-neandertal-dans-ce-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/78052\/","title":{"rendered":"nos anc\u00eatres pourraient avoir copul\u00e9 avec N\u00e9andertal dans ce pays"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9sence de g\u00e8nes archa\u00efques dans le g\u00e9nome humain moderne montre que nos anc\u00eatres se sont autrefois crois\u00e9s avec d\u2019autres esp\u00e8ces d\u2019hominines telles que N\u00e9andertal et l\u2019Homme de Denisova. Il est aujourd\u2019hui difficile de dire o\u00f9 et quand ces anciens \u00ab\u00a0rendez-vous\u00a0\u00bb se sont produits. Dans le cadre d\u2019une \u00e9tude, des chercheurs ont n\u00e9anmoins retrac\u00e9 les voies de dispersion potentielles emprunt\u00e9es par les N\u00e9andertaliens alors qu\u2019ils se dirigeaient vers l\u2019est. Ils ont alors identifi\u00e9 l\u2019Iran comme un possible lieu de rencontre avec deux autres esp\u00e8ces, dont Homo Sapiens. Les d\u00e9tails de l\u2019\u00e9tude sont publi\u00e9s dans la revue <a href=\"https:\/\/journals.plos.org\/plosone\/article?id=10.1371\/journal.pone.0281978\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\">PLOS One<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9nigme de la grande migration vers l\u2019Est<\/p>\n<p data-path-to-node=\"3\">Pour comprendre comment ces esp\u00e8ces ont pu se croiser, il faut retracer leurs parcours. Les restes arch\u00e9ologiques montrent que l\u2019Homme de N\u00e9andertal a \u00e9merg\u00e9 en Europe il y a plus de 400 000 ans. Ce n\u2019est que bien plus tard, il y a environ 150 000 ans, que certains groupes ont entam\u00e9 une longue migration vers l\u2019Est, \u00e9tendant leur territoire jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Alta\u00ef sib\u00e9rien et l\u2019Asie centrale.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"4\">Les fouilles men\u00e9es dans ces r\u00e9gions ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 deux techniques de taille de pierre tr\u00e8s diff\u00e9rentes (le Moust\u00e9rien et le Micoquien). Cette fracture technologique a pouss\u00e9 les scientifiques \u00e0 formuler une hypoth\u00e8se : en quittant le Caucase, les N\u00e9andertaliens se sont s\u00e9par\u00e9s en deux groupes distincts, empruntant des routes migratoires diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"5\">Pour v\u00e9rifier cette th\u00e9orie, les auteurs d\u2019une nouvelle \u00e9tude publi\u00e9e dans PLOS One ont utilis\u00e9 de puissants mod\u00e8les informatiques croisant des donn\u00e9es topographiques et pal\u00e9oclimatiques. Le but ? Trouver le chemin le \u00ab\u00a0moins co\u00fbteux\u00a0\u00bb en \u00e9nergie pour ces voyageurs. L\u2019ordinateur a confirm\u00e9 deux itin\u00e9raires : l\u2019un traversant les steppes rudes de la Sib\u00e9rie, et l\u2019autre plongeant beaucoup plus au sud.<\/p>\n<p>Le corridor de la mer Caspienne : un oasis glaciaire<\/p>\n<p data-path-to-node=\"7\">C\u2019est cette route du sud qui fascine les chercheurs. Elle traverse le \u00ab\u00a0Corridor Caspien Sud\u00a0\u00bb (SCC), une \u00e9troite bande de terre nich\u00e9e entre l\u2019imposante cha\u00eene de montagnes de l\u2019Alborz et les rives de la mer Caspienne, au nord de l\u2019Iran.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"8\">Lors des terribles \u00e9pisodes de glaciation survenus il y a 57 000 \u00e0 71 000 ans, le reste du monde \u00e9tait inhospitalier. Mais la topographie unique de ce couloir iranien a cr\u00e9\u00e9 un microclimat cl\u00e9ment. Il s\u2019est transform\u00e9 en un v\u00e9ritable sanctuaire \u00e9cologique, offrant de la chaleur et une v\u00e9g\u00e9tation luxuriante \u00e0 de nombreuses esp\u00e8ces animales fuyant le froid. Et in\u00e9vitablement, ce refuge a attir\u00e9 les hominid\u00e9s.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-254504 size-full\" style=\"font-size: 16px;\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/mountain-6734031_1920.jpg\" alt=\"iran N\u00e9andertal Homo Sapiens\" width=\"1920\" height=\"1280\"  \/>Cr\u00e9dit : mostafa_meraj\/PixabayLes montagnes de l\u2019Iran.<br \/>\nLe \u00ab\u00a0carrefour amoureux\u00a0\u00bb de l\u2019humanit\u00e9<\/p>\n<p data-path-to-node=\"10\">Selon les mod\u00e9lisations climatiques, ce corridor n\u2019a pas seulement accueilli les N\u00e9andertaliens fuyant le nord. Sa position g\u00e9ographique centrale en a fait un goulot d\u2019\u00e9tranglement id\u00e9al. Les chercheurs estiment que la zone a pu voir converger simultan\u00e9ment trois branches de l\u2019humanit\u00e9 :<\/p>\n<p data-path-to-node=\"11,0,0\">Les N\u00e9andertaliens, arrivant depuis l\u2019Ouest et le Caucase.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"11,1,0\">Les D\u00e9nisoviens, venant des contr\u00e9es recul\u00e9es de l\u2019Est.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"11,2,0\">Les Homo Sapiens, remontant depuis les terres int\u00e9rieures du plateau iranien.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"12\">Ce sanctuaire iranien offrait toutes les conditions id\u00e9ales pour que ces diff\u00e9rents groupes nomades se rencontrent, partagent des ressources, et finissent par se m\u00e9tisser, inscrivant ainsi leur h\u00e9ritage commun dans notre ADN actuel.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"13\">Il manque cependant une derni\u00e8re pi\u00e8ce au puzzle pour transformer cette solide th\u00e9orie en certitude absolue. Si de nombreux outils en pierre taill\u00e9e t\u00e9moignent d\u2019une occupation humaine tr\u00e8s ancienne dans ce couloir, les arch\u00e9ologues n\u2019ont pas encore exhum\u00e9 de fossiles osseux sur place. La traque aux squelettes ne fait que commencer dans les montagnes de l\u2019Alborz.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La pr\u00e9sence de g\u00e8nes archa\u00efques dans le g\u00e9nome humain moderne montre que nos anc\u00eatres se sont autrefois crois\u00e9s&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":78053,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[70],"tags":[12,13,18,17,595,73,71,75,72,13520,76,74],"class_list":{"0":"post-78052","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-be","9":"tag-be-fr","10":"tag-belgique","11":"tag-belgium","12":"tag-push","13":"tag-science","14":"tag-science-and-technology","15":"tag-sciences","16":"tag-sciences-et-technologies","17":"tag-selection","18":"tag-technologies","19":"tag-technology"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116422237560507118","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78052","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78052"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78052\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78053"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78052"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78052"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78052"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}