{"id":78197,"date":"2026-04-18T03:04:19","date_gmt":"2026-04-18T03:04:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/78197\/"},"modified":"2026-04-18T03:04:19","modified_gmt":"2026-04-18T03:04:19","slug":"grands-formats-ce-piege-qui-fait-acheter-et-consommer-plus-sans-sen-rendre-compte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/78197\/","title":{"rendered":"Grands formats : ce pi\u00e8ge qui fait acheter (et consommer) plus sans s&rsquo;en rendre compte"},"content":{"rendered":"<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Une \u00e9tude de Sciensano, l&rsquo;institut de sant\u00e9 publique, avait point\u00e9 du doigt l&rsquo;omnipr\u00e9sence de la malbouffe dans les supermarch\u00e9s belges, avec environ dix m\u00e8tres de produits malsains (chips et snacks, biscuits, confiseries, sodas\u2026) contre seulement 3,6 m\u00e8tres pour les produits sains (fruits, l\u00e9gumes, surgel\u00e9s) dans le cadre d&rsquo;une \u00e9tude publi\u00e9e en septembre\u00a02023.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Au-del\u00e0 de cette offre plus pl\u00e9thorique de produits malsains, la politique de prix de la grande distribution peut interpeller. Le cas des chips de la marque Lay&rsquo;s est un tr\u00e8s bon exemple d&rsquo;une tarification qui pousse le consommateur \u00e0 acheter les grands paquets, bien moins chers au kilo que les petits contenants. Dans un Intermarch\u00e9 bruxellois, le prix du paquet de 100\u00a0gr de Lays&rsquo;Naturel est de 1,45\u00a0euro. Si vous mettez 45 cent de plus, vous doublez la quantit\u00e9 achet\u00e9e (200 grammes). Chez Colruyt, Delhaize et Carrefour, le paquet de 40 grammes est \u00e0 0,75 euro, soit 18,75\u00a0euros le kilo. Le paquet de 300 grammes est, pour sa part, propos\u00e9 \u00e0 1,99\u00a0euro chez Colruyt (soit au m\u00eame prix que chez Lidl) et \u00e0 2,09\u00a0euros chez Carrefour et Delhaize (6,97\u00a0euros le kilo).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/entreprises-startup\/2026\/04\/03\/nos-supermarches-ne-sont-pas-a-la-hauteur-dans-leur-approche-visant-a-garantir-une-remuneration-juste-MZQ4C2SHXJDJ3FKGQC557BEXX4\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">\u00ab\u00a0Nos supermarch\u00e9s ne sont pas \u00e0 la hauteur\u00a0\u00bb: quelles enseignes sont les pires \u00e9l\u00e8ves au niveau des r\u00e9mun\u00e9rations ?<\/a>Acheter d&rsquo;avantage<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">De quoi pousser \u00e0 la surconsommation pour ce produit qui affiche certes de mani\u00e8re tr\u00e8s visible un nutri-score D sur son paquet\u00a0? \u00ab\u00a0La litt\u00e9rature scientifique montre que la taille des portions et le prix au kilo influencent la quantit\u00e9 consomm\u00e9e. Lorsque les formats plus grands sont proportionnellement moins chers, cela cr\u00e9e une incitation \u00e9conomique \u00e0 acheter davantage. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est parfois appel\u00e9 \u00ab\u00a0portion size effect\u00a0\u00bb, remarque Stefanie Vandevijvere, chercheuse chez Sciensano \u00e0 propos de cet exemple.<\/p>\n<p>Un amour de fromage<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Cette approche concerne les produits qui se d\u00e9clinent en plusieurs formats. C&rsquo;est le cas pour deux fromages embl\u00e9matiques, Caprice des Dieux et Boursin. C&rsquo;est 2,15\u00a0euros pour le Boursin ail et Fines herbes 80 grammes (26,88\u00a0euros le kilo) et 2,19\u00a0euros pour le paquet de 150 grammes (14,50\u00a0euros le kilo). Pour le Caprice des Dieux, c&rsquo;est 2,52\u00a0euros pour 125 grammes (20,16\u00a0euros le kilo) et 2,65\u00a0euros pour 200 grammes (13,25\u00a0euros le kilo) chez Delhaize.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">L\u00e0, encore, il est tentant pour le consommateur qui compare les prix au kilo de ces produits affichant un nutri-score D d&rsquo;opter pour le plus grand conditionnement. Si son portefeuille n&rsquo;y verra pas de diff\u00e9rence, ce n&rsquo;est toutefois pas sans cons\u00e9quence. \u00ab\u00a0Des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales ont d\u00e9montr\u00e9 que les consommateurs ont tendance \u00e0 consommer davantage lorsqu&rsquo;ils disposent de portions plus grandes, m\u00eame sans avoir davantage faim. Cela s&rsquo;explique en partie par des normes implicites sur ce qui constitue une portion \u00ab\u00a0normale\u00a0\u00bb, ajoute la chercheuse de Sciensano.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/entreprises-startup\/2026\/03\/23\/lidl-bouleverse-son-approche-des-promos-N7555WCL3NE3XEJ5SI55ZRHU6Q\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">Lidl bouleverse son approche des promos, et le dossier de l&rsquo;ouverture le dimanche arrive sur la table<\/a>La d\u00e9fense de la grande distribution<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Les sodas affichent \u00e9galement des prix tr\u00e8s diff\u00e9rents selon les formats\u00a0: de 1,48\u00a0euro le litre pour la bouteille de 2 litres et 1,78\u00a0euro pour la bouteille d&rsquo;un litre de Coca-Cola Regular Original \u00e0 2,74\u00a0euros le litre pour la version 50\u00a0cl et m\u00eame 4,16\u00a0euros pour le 25\u00a0cl. Il s&rsquo;agit de moments de consommation diff\u00e9rents mais la diff\u00e9rence de prix n&rsquo;en est pas moins tr\u00e8s nette.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Carrefour avance une explication\u00a0: \u00ab\u00a0si un sachet de chips engendre un co\u00fbt logistique fixe de 0,10 euro, ce montant repr\u00e9sente une part proportionnellement beaucoup plus importante du prix final sur un petit format que sur un format familial. Cet effet de seuil explique m\u00e9caniquement l&rsquo;\u00e9cart du prix au kilo.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">La grande distribution se d\u00e9fend en tout cas d&rsquo;encourager malbouffe, surconsommation et gaspillage. \u00ab\u00a0Ce que les clients ach\u00e8tent et consomment rel\u00e8ve bien s\u00fbr enti\u00e8rement de leur propre choix\u00a0\u00bb, souligne Eva Biltereyst, porte-parole chez Colruyt. \u00ab\u00a0Le choix du format appartient au client en fonction de ses besoins r\u00e9els et de son budget\u00a0\u00bb, abonde le porte-parole de Carrefour.<\/p>\n<p>Qui fixe les prix\u00a0?<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">\u00ab\u00a0Les \u00e9carts de prix entre formats s&rsquo;expliquent d&rsquo;abord par des co\u00fbts de production, de conditionnement et de distribution qui ne sont pas lin\u00e9aires. Les petits formats supportent souvent un co\u00fbt unitaire plus \u00e9lev\u00e9\u00a0; ce qui se refl\u00e8te dans le prix au kilo. \u00c0 l&rsquo;inverse, les grands formats b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;\u00e9conomies d&rsquo;\u00e9chelle\u00a0\u00bb, remarque Karima Ghozzi, porte-parole chez Delhaize. \u00ab\u00a0Cette dynamique commerciale peut effectivement encourager certains consommateurs \u00e0 privil\u00e9gier les grands contenants. Mais elle ne signifie pas n\u00e9cessairement une incitation \u00e0 la surconsommation.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">\u00ab\u00a0C&rsquo;est le retailer qui fixe le prix propos\u00e9 au client et c&rsquo;est lui qui n\u00e9gocie ses prix d&rsquo;achat des produits\u00a0\u00bb, nuance Christophe Echement, CEO de PingPrice, une application qui compare les prix disponibles en ligne (Carrefour, Delhaize, Colruyt). C&rsquo;est \u00e9galement le retailer qui d\u00e9cide de la marge qu&rsquo;il va prendre sur le prix d&rsquo;achat.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/entreprises-startup\/2026\/03\/09\/et-pourquoi-ne-pas-lancer-un-bio-cheque-pour-remplacer-les-eco-cheques-JI2UOC2KLZE63L4UYIOH3TPIZI\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">Et pourquoi ne pas lancer un \u00ab\u00a0Bio-ch\u00e8que\u00a0\u00bb pour remplacer les \u00c9co-ch\u00e8ques ?<\/a><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">De fait, chez Auchan, le prix au kilo ne fait pas le grand \u00e9cart entre les Lay&rsquo;s 135 grammes (8,07\u00a0euros\/kilo) et 370 grammes (7,89\u00a0euros) et le Boursin 150 grammes (15,87\u00a0euros le kilo) et 250 grammes (15,32\u00a0euros le kilo). Pour le Coca-Cola, le prix au litre est deux fois plus cher pour la bouteille de 50\u00a0cl (3,20\u00a0euros) que pour la bouteille de 1,25 litre (1,57\u00a0euro). La diff\u00e9rence est moins nette (de 18,32 \u00e0 12,40\u00a0euros le kilo) pour le Caprice des Dieux.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Ces multiples formats ne sont toutefois pas tomb\u00e9s du ciel\u00a0: ce sont les industriels qui les proposent, note Christophe Echement. Ils doivent aussi y trouver leur compte. Mais le consommateur\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une \u00e9tude de Sciensano, l&rsquo;institut de sant\u00e9 publique, avait point\u00e9 du doigt l&rsquo;omnipr\u00e9sence de la malbouffe dans les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":78198,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35],"tags":[28976,961,12,13,18,17,2932,46,38,394,37,36,772,7263,7264,28977,7266,7267,7016,28978,969,7021,7024,5297,7084,7270,28979,1992,12532,28980],"class_list":{"0":"post-78197","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-abundance","9":"tag-adult","10":"tag-be","11":"tag-be-fr","12":"tag-belgique","13":"tag-belgium","14":"tag-brussel","15":"tag-bruxelles","16":"tag-business","17":"tag-city","18":"tag-economie","19":"tag-economy","20":"tag-food","21":"tag-food-and-drink","22":"tag-freshness","23":"tag-greengrocer","24":"tag-grocery-store","25":"tag-healthy-eating","26":"tag-market","27":"tag-marketplace","28":"tag-one-person","29":"tag-retail","30":"tag-store","31":"tag-supermarche","32":"tag-supermarket","33":"tag-supermarkt","34":"tag-variation","35":"tag-vegetable","36":"tag-wellbeing","37":"tag-whole-food"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116423495910569083","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78197","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78197"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78197\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78198"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}