{"id":8078,"date":"2026-02-16T09:24:08","date_gmt":"2026-02-16T09:24:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/8078\/"},"modified":"2026-02-16T09:24:08","modified_gmt":"2026-02-16T09:24:08","slug":"une-consommation-plus-elevee-de-viande-rouge-est-liee-a-de-plus-grands-risques-de-diabete-selon-une-vaste-etude-americaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/8078\/","title":{"rendered":"Une consommation plus \u00e9lev\u00e9e de viande rouge est li\u00e9e \u00e0 de plus grands risques de diab\u00e8te, selon une vaste \u00e9tude am\u00e9ricaine"},"content":{"rendered":"<p>Des donn\u00e9es d\u00e9mographiques am\u00e9ricaines \u00e0 grande \u00e9chelle sugg\u00e8rent que les modes de consommation de viande rouge pourraient \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9valence du diab\u00e8te, alors que d\u2019autres choix de prot\u00e9ines pourraient conf\u00e9rer des avantages m\u00e9taboliques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00c9tude : Association entre la consommation de viande rouge et le diab\u00e8te : une analyse transversale d&rsquo;un \u00e9chantillon repr\u00e9sentatif \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale d&rsquo;adultes am\u00e9ricains (NHANES 2003-2016). Cr\u00e9dit d\u2019image : PersonnesImages\/Shutterstock<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude r\u00e9cente publi\u00e9e dans le Journal britannique de nutritionles chercheurs ont examin\u00e9 les associations entre la consommation totale, transform\u00e9e et non transform\u00e9e de viande rouge et le diab\u00e8te et ont \u00e9valu\u00e9 les effets statistiques de substitution des sources alternatives de prot\u00e9ines pour la viande rouge.<\/p>\n<p>Contexte\u00a0: Consommation de viande rouge et fardeau du diab\u00e8te<\/p>\n<p>Plus de 37 millions d&rsquo;Am\u00e9ricains souffrent de diab\u00e8te et pr\u00e8s de 2 millions de nouveaux cas de diab\u00e8te sont diagnostiqu\u00e9s chaque ann\u00e9e aux \u00c9tats-Unis (NOUS). Le fardeau croissant du diab\u00e8te a attir\u00e9 une plus grande attention sur les facteurs modifiables du mode de vie, en particulier les habitudes alimentaires.<\/p>\n<p>La viande rouge, en particulier les vari\u00e9t\u00e9s transform\u00e9es telles que les saucisses et les charcuteries, est largement consomm\u00e9e dans l&rsquo;alimentation am\u00e9ricaine et a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 des risques accrus de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de mortalit\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9e.<\/p>\n<p>Bien qu&rsquo;il existe des incoh\u00e9rences dans son association avec la pr\u00e9valence du diab\u00e8te, en particulier dans les populations repr\u00e9sentatives \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale, une incertitude demeure quant \u00e0 la mani\u00e8re dont la viande rouge se compare \u00e0 d&rsquo;autres sources de prot\u00e9ines susceptibles d&rsquo;influencer l&rsquo;\u00e9volution du diab\u00e8te.<\/p>\n<p>Une meilleure compr\u00e9hension de ces relations aidera \u00e0 orienter des directives alimentaires appropri\u00e9es et des strat\u00e9gies de sant\u00e9 publique efficaces, pour lesquelles des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>Conception transversale NHANES et mod\u00e9lisation de substitution statistique<\/p>\n<p>Cette analyse observationnelle transversale a utilis\u00e9 les donn\u00e9es de l&rsquo;Enqu\u00eate nationale sur la sant\u00e9 et la nutrition (NHAN\u00c8S) 2003-2016, r\u00e9alis\u00e9e par le Centre national des statistiques de sant\u00e9 (NCHS) des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). NHANES utilise un \u00e9chantillonnage probabiliste \u00e0 plusieurs degr\u00e9s con\u00e7u pour repr\u00e9senter la population am\u00e9ricaine non institutionnalis\u00e9e. Apr\u00e8s avoir exclu les personnes avec des donn\u00e9es manquantes, une consommation d&rsquo;\u00e9nergie invraisemblable ou un statut diab\u00e9tique inconnu, 34\u00a0737 adultes \u00e2g\u00e9s de 18 ans et plus ont \u00e9t\u00e9 inclus.<\/p>\n<p>L&rsquo;apport alimentaire a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide de deux rappels alimentaires de 24 heures au maximum, collect\u00e9s aupr\u00e8s du minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture des \u00c9tats-Unis (USDA) M\u00e9thode automatis\u00e9e \u00e0 passages multiples, qui peut ne pas refl\u00e9ter pleinement l&rsquo;apport alimentaire habituel \u00e0 long terme et peut introduire une erreur de mesure ou un biais de rappel. La viande rouge a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e comme transform\u00e9e (par exemple, saucisses, saucisses de Francfort, viandes pour d\u00e9jeuner) ou non transform\u00e9e (par exemple, b\u0153uf, porc, agneau), et la consommation a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e en portions par jour.<\/p>\n<p>Le diab\u00e8te a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini par l&rsquo;auto-\u00e9valuation du diagnostic du m\u00e9decin, une glyc\u00e9mie \u00e0 jeun \u2265 126 mg\/dL, une h\u00e9moglobine glyqu\u00e9e (HbA1c) \u22656,5\u00a0%, ou utilisation de m\u00e9dicaments antidiab\u00e9tiques. Les covariables comprenaient l&rsquo;\u00e2ge, le sexe, la race\/origine ethnique, l&rsquo;\u00e9ducation, le ratio de revenu de pauvret\u00e9 (PIR), indice de masse corporelle (IMC), le tabagisme, la consommation d&rsquo;alcool, l&rsquo;activit\u00e9 physique mesur\u00e9e en \u00e9quivalent m\u00e9tabolique de la t\u00e2che (RENCONTR\u00c9) minutes par semaine, d\u00e9tresse psychologique, ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et facteurs alimentaires globaux.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont utilis\u00e9 des mod\u00e8les de r\u00e9gression logistique pour estimer les rapports de cotes ajust\u00e9s (OU) et intervalles de confiance \u00e0 95\u00a0% (CI). Des analyses de substitution ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es pour \u00e9valuer l&rsquo;impact de la r\u00e9duction de la consommation de viande rouge d&rsquo;une demi-portion par jour gr\u00e2ce \u00e0 des remplacements alimentaires mod\u00e9lis\u00e9s, plut\u00f4t que par des changements de comportement observ\u00e9s.<\/p>\n<p>Associations entre la consommation de viande rouge et les risques de diab\u00e8te<\/p>\n<p>Parmi les 34\u00a0737 participants \u00e2g\u00e9s en moyenne de 45,8 ans, 10,5 % souffraient de diab\u00e8te. Les individus appartenant au quintile le plus \u00e9lev\u00e9 de consommation totale de viande rouge consommaient en moyenne 5,72 onces par jour et \u00e9taient plus susceptibles d&rsquo;\u00eatre plus jeunes, de sexe masculin, de race blanche non hispanique, mari\u00e9s et physiquement actifs. Ils avaient \u00e9galement un IMC plus \u00e9lev\u00e9 et une consommation de calories, d\u2019alcool et de boissons sucr\u00e9es plus \u00e9lev\u00e9e que ceux du quintile le plus bas.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ajustement en fonction des donn\u00e9es d\u00e9mographiques, du mode de vie, du statut socio-\u00e9conomique et des habitudes alimentaires (y compris les fruits, les l\u00e9gumes, la volaille, le poisson, les \u0153ufs, les produits laitiers, les prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales, les grains entiers, le caf\u00e9, les boissons sucr\u00e9es et l&rsquo;IMC), la consommation de viande rouge \u00e9tait significativement associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de diab\u00e8te, mais cette association n&rsquo;\u00e9tablit pas de relation causale.<\/p>\n<p>Compar\u00e9s aux participants ayant la consommation de viande rouge la plus faible, ceux appartenant au quintile le plus \u00e9lev\u00e9 de consommation totale de viande rouge pr\u00e9sentaient un risque accru de diab\u00e8te, OR 1,49\u00a0; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: 1,22 \u00e0 1,81\u00a0; Tendance P &lt;0,001. Des r\u00e9sultats similaires ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s pour la consommation de viande rouge transform\u00e9e, OR 1,47\u00a0; IC \u00e0 95 % 1,17-1,84\u00a0; Tendance P = 0,001 et consommation de viande rouge non transform\u00e9e, OR 1,24\u00a0; IC \u00e0 95 % 1,06-1,44\u00a0; Tendance P = 0,006.<\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble, ces r\u00e9sultats indiquent que les cons\u00e9quences des habitudes alimentaires sur la sant\u00e9 d\u00e9pendent \u00e0 la fois de l\u2019\u00e9l\u00e9ment r\u00e9duit et de l\u2019\u00e9l\u00e9ment remplac\u00e9. Dans des analyses r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, chaque portion suppl\u00e9mentaire de viande rouge totale par jour correspondait \u00e0 un risque de diab\u00e8te 16\u00a0% plus \u00e9lev\u00e9, soit 1,16\u00a0; IC \u00e0 95 % 1,07-1,25. De m\u00eame, des chances environ 10 % plus \u00e9lev\u00e9es \u00e9taient associ\u00e9es \u00e0 chaque portion de viande rouge transform\u00e9e ou non transform\u00e9e consomm\u00e9e. Aucune interaction significative n\u2019a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre la consommation de viande rouge et le PIR, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire, le sexe, l\u2019\u00e2ge ou la d\u00e9tresse psychologique.<\/p>\n<p>Effets de substitution des sources alternatives de prot\u00e9ines<\/p>\n<p>L&rsquo;analyse des substitutions potentielles a mis en \u00e9vidence les effets pratiques des habitudes alimentaires sur le risque de diab\u00e8te. Les participants qui rempla\u00e7aient une portion de viande rouge par jour par des sources de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales, telles que les noix, les graines, les l\u00e9gumineuses et les produits \u00e0 base de soja, avaient un risque de diab\u00e8te 14 % inf\u00e9rieur, soit 0,86\u00a0; IC \u00e0 95 % 0,79-0,94.<\/p>\n<p>De m\u00eame, les participants qui ont remplac\u00e9 la viande rouge par de la volaille, des produits laitiers ou des c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes ont constat\u00e9 une r\u00e9duction du risque de diab\u00e8te de 11 \u00e0 12 %. Le remplacement de la viande rouge par des sources de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales \u00e9tait statistiquement associ\u00e9 \u00e0 un risque plus faible de diab\u00e8te, bien que la causalit\u00e9 ne puisse \u00eatre \u00e9tablie.<\/p>\n<p>Interpr\u00e9tation, m\u00e9canismes biologiques et limites<\/p>\n<p>Dans cet \u00e9chantillon repr\u00e9sentatif \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale d&rsquo;adultes am\u00e9ricains, des consommations plus \u00e9lev\u00e9es de viande rouge totale, transform\u00e9e et non transform\u00e9e \u00e9taient ind\u00e9pendamment associ\u00e9es \u00e0 un risque accru de diab\u00e8te.<\/p>\n<p>Les associations ont persist\u00e9 apr\u00e8s avoir pris en compte l\u2019IMC et la qualit\u00e9 globale de l\u2019alimentation. Le remplacement de la viande rouge par des sources de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales, de la volaille, des produits laitiers et des grains entiers \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 un risque plus faible de diab\u00e8te, mais pas \u00e0 une r\u00e9duction prouv\u00e9e du risque. <\/p>\n<p>Les prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales ont montr\u00e9 l\u2019association statistique la plus forte dans les mod\u00e8les de substitution. Ces r\u00e9sultats illustrent que le r\u00e9gime alimentaire est un facteur potentiellement modifiable associ\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9valence du diab\u00e8te, bien que la conception transversale exclue des conclusions concernant la pr\u00e9vention ou la causalit\u00e9.<\/p>\n<p>Les explications biologiques potentielles discut\u00e9es dans la recherche incluent les r\u00f4les des graisses satur\u00e9es, du fer h\u00e9minique, du sodium, des nitrates et des voies m\u00e9taboliques li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;inflammation. Cependant, ces m\u00e9canismes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 directement test\u00e9s dans cette \u00e9tude.<\/p>\n<p>Puisqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une \u00e9tude observationnelle transversale, une causalit\u00e9 inverse et une confusion r\u00e9siduelle restent possibles, et l\u2019\u00e9tude n\u2019a pas pu faire la distinction entre le diab\u00e8te de type 1 et le diab\u00e8te de type 2.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des donn\u00e9es d\u00e9mographiques am\u00e9ricaines \u00e0 grande \u00e9chelle sugg\u00e8rent que les modes de consommation de viande rouge pourraient \u00eatre&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8079,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[82],"tags":[5649,12,13,18,17,607,5648,5643,3776,981,5644,86,3684,837,5646,87,5650,1182,5645,5647],"class_list":{"0":"post-8078","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-americaine","9":"tag-be","10":"tag-be-fr","11":"tag-belgique","12":"tag-belgium","13":"tag-consommation","14":"tag-diabete","15":"tag-elevee","16":"tag-est","17":"tag-etude","18":"tag-grands","19":"tag-health","20":"tag-liee","21":"tag-risques","22":"tag-rouge","23":"tag-sante","24":"tag-selon","25":"tag-une","26":"tag-vaste","27":"tag-viande"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8078","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8078"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8078\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8079"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8078"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8078"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8078"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}