{"id":99069,"date":"2026-05-07T09:36:09","date_gmt":"2026-05-07T09:36:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/99069\/"},"modified":"2026-05-07T09:36:09","modified_gmt":"2026-05-07T09:36:09","slug":"afrique-salma-sylla-une-etoile-sur-le-ciel-senegalais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/99069\/","title":{"rendered":"Afrique: Salma Sylla, une \u00e9toile sur le ciel s\u00e9n\u00e9galais"},"content":{"rendered":"<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"58\">Dans un contexte o\u00f9 l&rsquo;astrophysique africaine est encore en pleine construction, certaines trajectoires scientifiques brillent par leur ambition, leur rigueur et leur port\u00e9e symbolique. C&rsquo;est le cas de la th\u00e8se de doctorat de Madame Salma Sylla Mbaye, qui s&rsquo;inscrit \u00e0 la fois dans une dynamique scientifique internationale et dans un mouvement de structuration de la recherche au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"50\">\u00c0 travers ses travaux intitul\u00e9s \u00ab \u00c9tude de ph\u00e9nom\u00e8nes transitoires en astrophysique : flashs d&rsquo;impact et binarit\u00e9 dans les \u00e9toiles RR Lyrae \u00bb, la chercheure contribue \u00e0 \u00e9clairer des ph\u00e9nom\u00e8nes parmi les plus complexes et les plus fugaces de l&rsquo;Univers, tout en participant activement \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une astrophysique africaine comp\u00e9titive.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"43\">L&rsquo;astrophysique moderne accorde une importance croissante \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes transitoires, ces \u00e9v\u00e9nements de courte dur\u00e9e qui r\u00e9v\u00e8lent des processus physiques extr\u00eames. Supernovae, sursauts gamma, impacts plan\u00e9taires ou encore variations d&rsquo;\u00e9toiles pulsantes : autant de manifestations qui t\u00e9moignent du caract\u00e8re dynamique de l&rsquo;Univers.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" style=\"text-align: center;\">\n<p>Suivez-nous sur <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029Vae09IP4inotqC0BUQ2V\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">WhatsApp<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/allafrica\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">LinkedIn<\/a> pour les derniers titres<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"109\">Dans ce cadre, la th\u00e8se de Salma Sylla Mbaye se distingue par une approche originale articul\u00e9e autour de deux axes compl\u00e9mentaires. D&rsquo;une part, elle s&rsquo;int\u00e9resse aux flashs d&rsquo;impact observ\u00e9s sur les plan\u00e8tes g\u00e9antes comme Jupiter et Saturne. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes, provoqu\u00e9s par la collision d&rsquo;objets interplan\u00e9taires, permettent de mieux comprendre la distribution et la fr\u00e9quence des petits corps dans le syst\u00e8me solaire. D&rsquo;autre part, ses travaux portent sur les \u00e9toiles variables de type RR Lyrae, connues pour leurs pulsations r\u00e9guli\u00e8res. L&rsquo;objectif est d&rsquo;y d\u00e9tecter d&rsquo;\u00e9ventuelles signatures de binarit\u00e9 \u00e0 travers l&rsquo;analyse fine des variations temporelles, notamment via les diagrammes O-C et l&rsquo;effet du temps de parcours de la lumi\u00e8re (LTTE).<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"27\">Ainsi, bien que portant sur des objets astrophysiques diff\u00e9rents, ces deux axes reposent sur un outil commun : l&rsquo;analyse des s\u00e9ries temporelles, devenue centrale en astrophysique contemporaine.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"105\">Au coeur de cette r\u00e9ussite scientifique se trouve un encadrement acad\u00e9mique solide. La th\u00e8se a \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9e par le professeur Ababacar Sadikhe Ndao, enseignant-chercheur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a accompagn\u00e9 la doctorante depuis ses d\u00e9buts en recherche, contribuant \u00e0 la structuration de sa d\u00e9marche scientifique, \u00e0 la rigueur m\u00e9thodologique de ses travaux et \u00e0 son int\u00e9gration dans la communaut\u00e9 scientifique. Cet encadrement local illustre l&rsquo;importance de d\u00e9velopper des comp\u00e9tences scientifiques de haut niveau au sein m\u00eame des universit\u00e9s africaines. Il t\u00e9moigne \u00e9galement du r\u00f4le central que jouent les enseignants-chercheurs dans la formation de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de scientifiques sur le continent.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"72\">Si l&rsquo;ancrage local est essentiel, la r\u00e9ussite de cette th\u00e8se repose \u00e9galement sur une forte dimension internationale. La co-direction assur\u00e9e par le chercheur Dr Fran\u00e7ois Colas, Directeur de Recherche au CNRS, bas\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut de M\u00e9canique C\u00e9leste et de Calcul des \u00c9ph\u00e9m\u00e9rides, devenu r\u00e9cemment le laboratoire Temps Espace, de l&rsquo;Observatoire de Paris, affili\u00e9 \u00e0 des institutions de recherche en France, a permis d&rsquo;ouvrir le travail \u00e0 des r\u00e9seaux scientifiques de haut niveau.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"57\">Gr\u00e2ce l&rsquo;appui des autorit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises, notamment du Pr Marie Teuw NIANE, alors ministre de l&rsquo;Enseignement sup\u00e9rieur de la Recherche et de l&rsquo;Innovation ainsi que et d&rsquo;autres financements internationaux, la doctorante a pu participer \u00e0 des campagnes d&rsquo;observation dans des sites prestigieux comme l&rsquo;observatoire du Pic du Midi et int\u00e9grer des r\u00e9seaux sp\u00e9cialis\u00e9s dans l&rsquo;observation des ph\u00e9nom\u00e8nes transitoires.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"71\">Par ailleurs, ses travaux ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;\u00e9changes avec plusieurs chercheurs et institutions en Europe comme l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Anvers o\u00f9 elle a c\u00f4toy\u00e9 la Professeure Pr Katrien Kolenberg pour peaufiner ses travaux sur les \u00e9toiles variables. Ses interactions avec le chercheur David Baratoux, lui ont permis de b\u00e9n\u00e9ficier du programme nomm\u00e9 Initiative Africaine pour le d\u00e9veloppement des Sciences plan\u00e9taires et spatiales (AFIPSS) afin d&rsquo;assurer ses visites scientifiques \u00e0 l&rsquo;observatoire de l&rsquo;Ouka\u00efmeden au Maroc.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"26\">L&rsquo;int\u00e9gration dans des r\u00e9seaux tels que le Groupe Europ\u00e9en d&rsquo;Observation Stellaire (GEOS) a permis d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 des bases de donn\u00e9es \u00e9tendues et \u00e0 une expertise collective.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"23\">Ces collaborations illustrent parfaitement le mod\u00e8le de recherche moderne, fond\u00e9 sur la circulation des savoirs, le partage des donn\u00e9es et la coop\u00e9ration internationale.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"41\">Un des aspects remarquables de cette th\u00e8se r\u00e9side dans l&rsquo;utilisation de r\u00e9seaux d&rsquo;observation collaboratifs, impliquant \u00e0 la fois des astronomes professionnels et amateurs. Cette approche, caract\u00e9ristique de l&rsquo;astronomie contemporaine, permet de multiplier les observations et d&rsquo;am\u00e9liorer la d\u00e9tection des ph\u00e9nom\u00e8nes rares.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"52\">Dans le cas des flashs d&rsquo;impact, les donn\u00e9es analys\u00e9es proviennent de campagnes men\u00e9es au Maroc, en France et via des r\u00e9seaux internationaux comme DeTeCt. Tandis que du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9toiles RR Lyrae, l&rsquo;exploitation des bases de donn\u00e9es issues du r\u00e9seau GEOS a permis une analyse approfondie du cas de l&rsquo;\u00e9toile V1109 Cas.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"36\">Elle d\u00e9montre qu&rsquo;il est possible de mener des recherches de haut niveau depuis le continent, \u00e0 condition de s&rsquo;appuyer sur un encadrement local solide, des collaborations internationales actives et une int\u00e9gration dans les r\u00e9seaux scientifiques mondiaux.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"71\">Cette th\u00e8se constitue aussi une \u00e9tape fondatrice pour le d\u00e9veloppement de ce domaine scientifique au sein de notre universit\u00e9 et dans notre pays et ouvre la voie \u00e0 la structuration future d&rsquo;un enseignement et d&rsquo;une recherche dans ce domaine au sein de notre universit\u00e9. Elle contribue \u00e9galement \u00e0 renforcer la visibilit\u00e9 du S\u00e9n\u00e9gal dans le domaine des sciences spatiales, \u00e0 un moment o\u00f9 le pays d\u00e9veloppe ses ambitions dans ce secteur.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"44\">En effet, le S\u00e9n\u00e9gal manifeste aujourd&rsquo;hui un int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique croissant pour l&rsquo;astrophysique et l&rsquo;astronomie, domaines reconnus comme porteurs d&rsquo;innovation scientifique, technologique et \u00e9ducative. Dans ce contexte, la formation de comp\u00e9tences nationales de haut niveau en astrophysique constitue un enjeu prioritaire pour accompagner cette ambition.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"44\">Le parcours de Salma Sylla Mbaye incarne une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de scientifiques africains, capables de naviguer entre ancrage local et ouverture internationale. Il illustre le potentiel du continent \u00e0 produire une recherche de qualit\u00e9, tout en r\u00e9pondant aux d\u00e9fis sp\u00e9cifiques li\u00e9s \u00e0 son contexte.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"39\">Dans un ciel scientifique encore en construction, cette th\u00e8se appara\u00eet comme une lumi\u00e8re prometteuse. Elle rappelle que, comme les \u00e9toiles qu&rsquo;elle \u00e9tudie, la science africaine peut briller intens\u00e9ment lorsqu&rsquo;elle est nourrie par la passion, la rigueur et la collaboration.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"44\">\u00abUne \u00e9toile sur le ciel s\u00e9n\u00e9galais\u00bb n&rsquo;est pas seulement une m\u00e9taphore. C&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 scientifique et humaine. \u00c0 travers cette th\u00e8se, c&rsquo;est tout un \u00e9cosyst\u00e8me de recherche qui se dessine, reliant Dakar aux grands centres internationaux, et ouvrant la voie \u00e0 de futures avanc\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"26\">Si les d\u00e9fis restent nombreux, les bases sont d\u00e9sormais pos\u00e9es. Et comme toute \u00e9toile naissante, cette dynamique est appel\u00e9e \u00e0 cro\u00eetre, \u00e0 rayonner et \u00e0 inspirer.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"19\">Au-del\u00e0 du S\u00e9n\u00e9gal, cette th\u00e8se s&rsquo;inscrit dans une dynamique plus large : celle du d\u00e9veloppement de l&rsquo;astrophysique en Afrique.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"51\">En effet, l&rsquo;astrophysique en Afrique est une discipline en forte \u00e9mergence qui conna\u00eet aujourd&rsquo;hui une phase d&rsquo;\u00e9volution significative. Longtemps marginalis\u00e9e dans les priorit\u00e9s scientifiques du continent, cette discipline b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9sormais d&rsquo;un regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat li\u00e9 aux avanc\u00e9es technologiques, aux collaborations internationales et \u00e0 une prise de conscience progressive de son importance strat\u00e9gique.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"68\">Ainsi, depuis les ann\u00e9es 2010, plusieurs initiatives ont contribu\u00e9 \u00e0 structurer la recherche astrophysique sur le continent africain. Cependant, il est important de noter que cette dynamique reste encore in\u00e9gale selon les pays et repose sur quelques centres d&rsquo;excellence qui jouent un r\u00f4le moteur dans la structuration du domaine. Certains \u00c9tats ont r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir des bases solides, tandis que d&rsquo;autres en sont encore \u00e0 un stade embryonnaire.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"119\">L&rsquo;Afrique du Sud s&rsquo;impose comme le leader incontest\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 des investissements massifs des infrastructures de pointe, une communaut\u00e9 scientifique bien \u00e9tablie et un syst\u00e8me de formation avanc\u00e9. En parall\u00e8le, d&rsquo;autres pays participent activement \u00e0 cette dynamique. Le Maroc d\u00e9veloppe ses capacit\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des collaborations internationales et \u00e0 l&rsquo;exploitation de sites d&rsquo;observation favorables. L&rsquo;\u00c9gypte, forte d&rsquo;une tradition scientifique ancienne, maintient aussi une activit\u00e9 continue en astronomie. L&rsquo;\u00c9thiopie, quant \u00e0 elle, s&rsquo;inscrit dans une politique ambitieuse visant \u00e0 renforcer ses infrastructures scientifiques. Le S\u00e9n\u00e9gal repr\u00e9sente un cas int\u00e9ressant de pays en phase de structuration. Avec la mise en place de projets nationaux et l&rsquo;implication dans des r\u00e9seaux internationaux, il montre une volont\u00e9 claire de s&rsquo;inscrire dans cette dynamique scientifique.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"46\">En effet, les initiatives nationales r\u00e9centes en mati\u00e8re de technologies spatiales et d&rsquo;infrastructures astronomiques, notamment le lancement du satellite Gaindesat-1A et le projet de construction d&rsquo;un grand observatoire astronomique \u00e0 Khombole, traduisent une volont\u00e9 affirm\u00e9e de positionner notre pays dans la dynamique continentale des sciences spatiales.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"27\">Malgr\u00e9 les initiatives en cours et la mont\u00e9e en comp\u00e9tence des chercheurs, des efforts suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour surmonter les obstacles structurels et renforcer la gouvernance scientifique.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"42\">D&rsquo;un point de vue strat\u00e9gique, le continent doit adopter une approche adapt\u00e9e \u00e0 ses r\u00e9alit\u00e9s. Cela implique de valoriser ses avantages naturels, de renforcer ses capacit\u00e9s humaines et de privil\u00e9gier des solutions innovantes bas\u00e9es sur la collaboration et l&rsquo;optimisation des ressources disponibles.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"32\">Tout d&rsquo;abord, le continent b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un avantage g\u00e9ographique exceptionnel. En effet, la faible pollution lumineuse, les conditions climatiques favorables et l&rsquo;\u00e9tendue des zones d\u00e9sertiques offrent un environnement id\u00e9al pour les observations astronomiques.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"47\">Le nombre d&rsquo;\u00e9tudiants et de jeunes chercheurs qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 l&rsquo;astrophysique augmente progressivement et augure une force \u00e9mergente \u00e0 travers l&rsquo;augmentation du capital humain. De plus, la participation des femmes dans les sciences conna\u00eet une am\u00e9lioration notable, ce qui contribue \u00e0 enrichir le potentiel scientifique du continent.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"42\">Le d\u00e9veloppement de r\u00e9seaux africains d&rsquo;observation ainsi que la mise en place de r\u00e9seaux de petits t\u00e9lescopes interconnect\u00e9s constituent une priorit\u00e9 qui permettrait de compenser le manque de grandes infrastructures et de favoriser une bonne collaboration scientifique avec le reste du monde.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"150\">Parall\u00e8lement, une r\u00e9forme des syst\u00e8mes de formation appara\u00eet indispensable. Le d\u00e9veloppement de programmes sp\u00e9cialis\u00e9s, la consolidation des \u00e9coles doctorales et la cr\u00e9ation de formations continentales permettront de structurer durablement la discipline. Dans cette dynamique, il serait essentiel d&rsquo;int\u00e9grer, dans les curricula et de mani\u00e8re coh\u00e9rente, les diff\u00e9rents champs fondamentaux de l&rsquo;optique, qui constituent le socle de l&rsquo;astrophysique moderne. L&rsquo;optique g\u00e9om\u00e9trique, indispensable \u00e0 la compr\u00e9hension et \u00e0 la conception des instruments d&rsquo;observation comme les t\u00e9lescopes, permet de ma\u00eetriser la formation des images et la propagation des rayons lumineux. L&rsquo;optique physique qui offre quant \u00e0 elle, les outils n\u00e9cessaires pour analyser la nature ondulatoire de la lumi\u00e8re, notamment \u00e0 travers la diffraction, l&rsquo;interf\u00e9rom\u00e9trie et la spectroscopie, au coeur de l&rsquo;interpr\u00e9tation des signaux astrophysiques. Enfin, l&rsquo;optique quantique permet de comprendre les m\u00e9canismes d&rsquo;\u00e9mission et d&rsquo;interaction de la lumi\u00e8re avec la mati\u00e8re, essentiels pour l&rsquo;\u00e9tude des spectres stellaires et des processus \u00e9nerg\u00e9tiques dans l&rsquo;Univers.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"39\">Vu aussi que l&rsquo;astrophysique moderne repose de plus en plus sur l&rsquo;analyse de grandes quantit\u00e9s de donn\u00e9es et des technologies num\u00e9riques, l&rsquo;Afrique pourrait se positionner comme un acteur important dans les domaines de l&rsquo;astrophysique computationnelle et de l&rsquo;intelligence artificielle.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"27\">Si des strat\u00e9gies ad\u00e9quates sont mises en place, l&rsquo;Afrique pourrait disposer du potentiel n\u00e9cessaire pour devenir, \u00e0 moyen et long terme, un acteur majeur de l&rsquo;astrophysique mondiale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans un contexte o\u00f9 l&rsquo;astrophysique africaine est encore en pleine construction, certaines trajectoires scientifiques brillent par leur ambition,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":67117,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[70],"tags":[2249,12,13,18,17,38,2251,36,11,104,73,37396,71,75,72,2411,84,76,74,2250,952,2253,21822],"class_list":{"0":"post-99069","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-africa","9":"tag-be","10":"tag-be-fr","11":"tag-belgique","12":"tag-belgium","13":"tag-business","14":"tag-current-events","15":"tag-economy","16":"tag-news","17":"tag-politics","18":"tag-science","19":"tag-science-and-biotechnology","20":"tag-science-and-technology","21":"tag-sciences","22":"tag-sciences-et-technologies","23":"tag-senegal","24":"tag-sports","25":"tag-technologies","26":"tag-technology","27":"tag-trade","28":"tag-travel","29":"tag-west-africa","30":"tag-women-and-gender"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116532621187850145","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99069","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=99069"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99069\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/67117"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=99069"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=99069"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=99069"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}