Six créations scéniques prometteuses sont groupées sur deux longs week-ends du 23 avril au 3 mai à l’enseigne de Tempo Forte. Le festival constitue une vitrine des spectacles suisses et internationaux portés par le Théâtre de Vidy-Lausanne avec un petit avant-goût de Festival d’Avignon.
Au Théâtre de Vidy-Lausanne, il y a la saison, de septembre à fin juin. Et puis il y a ce Tempo Forte, une accélération du rythme de programmation pour lancer le printemps. Explications de son directeur Vincent Baudriller dans l’émission Vertigo du 21 avril: « Pour que des spectacles puissent vivre longtemps et tourner, il faut bien sûr qu’ils soient bons et créés dans des conditions de production favorables. Il faut également et surtout qu’ils soient vus. En regroupant six créations sur un temps resserré, nous pouvons attirer les directions des théâtres suisses et européens de même que la presse internationale. Et ainsi offrir une visibilité optimale à ces créations ».
>> A écouter, la chronique de Thierry Sartoretti à propos de Tempo Forte : Quʹest-ce que cʹest? « Tempo Forte » à Vidy-Lausanne / Vertigo / 3 min. / mardi à 17:08 Un festival pour le public et les professionnels
Ainsi, Tempo Forte, programmé sur deux week-ends du 23 avril au 3 mai, joue sur deux plateaux. Offrir au public lémanique un festival et permettre aux professionnels de découvrir d’un bloc la fleur de la création locale, à laquelle s’ajoutent quelques grands noms des arts de la scène. Cela passe par des actions pour le premier qui peut voir trois spectacles pour le prix de deux et par des invitations pour les seconds, arrivés de Paris, Bruxelles, Lyon ou Vienne pour de futurs achats de spectacles ou de prochains articles de presse.
Un investissement d’une centaine de milliers de francs qui s’ajoute au budget ordinaire de la programmation de saison et devrait porter ces fruits sur les deux, voire, trois prochaines années. Autrefois, Lausanne faisait Programme commun entre plusieurs institutions, dont l’Arsenic, Sévelin 36, Vidy et l’ECAL, une formule audacieuse, mais lourde à mettre en place. Reste aujourd’hui ce Tempo Forte désormais limité au seul Théâtre de Vidy-Lausanne.
Seul-en-scène ou balade champêtre
Voilà pour l’enveloppe, quid de son contenu? L’inspirée et formidable Valérie Dréville donnera sa voix à « Thésée, sa vie nouvelle », livre-(en)quête de Camille de Toledo mis en scène par le Belge Guy Cassiers. Créé à Vidy-Lausanne, ce seul en scène sera au programme du Festival d’Avignon en juillet prochain. Dans « Meat Me In Paradise », le duo Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre invite les philosophes Vinciane Despret et Pierre-Olivier Dittmar pour aborder notre rapport à l’animal.
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Si une balade à travers champs vous tente, Emilie Rousset et Caroline Barneaud nous emmènent à la ferme de la Blécherette pour y découvrir « Alouettes, pièce de champ », abordage sensible de l’agriculture et de la terre. On avait adoré, le mot est faible, l’énergie envers et contre tout de la chorégraphe grecque Katerina Andreou, elle revient en duo avec Melissa Guex, autre performeuse à l’esprit punk dans « Shout Twice ». Un cheval qui peint? C’est la métamorphose proposée par la compagnie Old Masters entre musique et allégorie théâtrale. Enfin, dans le sous-bois de Vidy, les Barcelonais de la troupe El Conde de Torrefiel nous proposent un voyage nocturne et cinématographique avec « Ultraficción nr.1/Fracciones de tiempo ». S’y ajoutent des rencontres, une exposition et une installation. Ce Tempo Forte peut se picorer ou se dévorer d’un seul trait, selon votre appétit.
Thierry Sartoretti/sc
Tempo Forte, Théâtre de Vidy-Lausanne, du 23 avril au 3 mai 2026.