Sur Instagram et TikTok, les vidéos de visites de favelas à Rio de Janeiro, de bidonvilles à Mumbai ou encore de quartiers défavorisés de Manille fleurissent sur les réseaux sociaux. Ce phénomène porte un nom celui de « tourisme de la pauvreté » ou encore « slum-tourism ». Ces visites intriguent autant qu’elles gênent..

Cette pratique ne date pas d’hier: elle remonte au 19ème siècle, quand les élites londoniennes visitaient les quartiers pauvres de la ville, accompagnés de journalistes ou de policiers.

Aujourd’hui, ces visites attirent toujours plus de curieux. Entre la recherche d’authenticité, d’histoire, parfois se cache aussi une simple envie d’exhiber une autre réalité sur les réseaux sociaux. Cette limite sème le malaise et nourrit des débats houleux sur les plateformes.

Il y a un potentiel pour contrer une invisibilisation. Cette invisibilisation qui est souvent la stratégie première des pouvoirs publics par rapport au tourisme dans leur ville

Thomas Apchain, anthropologue à l’ESTUA de l’Université d’Angers, France

Mais ce tourisme permet-il vraiment de mieux comprendre les réalités de certains endroits ou renforce-t-il des clichés?

Dans cet épisode du Point J, on décrypte ce phénomène avec l’anthropologue Thomas Apchain.

>> Ecouter l’épisode en entier : C’est quoi le « tourisme de la pauvreté  » ? / Le Point J / 15 min. / aujourd’hui à 17:00

Juliet Ordjonikidze Sylvain Michel à la réalisation