ON A VU POUR VOUS – Présenté en ouverture du festival, ce portrait d’amis d’enfance prisonniers de leurs traumatismes est un nouvel électrochoc sur le cercle vicieux de la violence masculine. Richard Gadd n’édulcore rien.
Richard Gadd avait surgi de nulle part au printemps 2024 avec la minisérie semi-autobiographique Netflix Mon petit renne . Le comédien écossais revenait sur le harcèlement qu’il avait subi aux mains d’une fan sujette à des troubles psychiatriques. Une obsession qu’il dépeignait dans les moindres détails, même les plus glauques. Ce même souci de véracité à fleur de peau, douloureux et âpre, quitte à provoquer le malaise, voire le rejet, chez le spectateur, traverse sa nouvelle création, Half Man. Présenté jeudi soir en ouverture de Canneséries quelques heures avant sa mise en ligne sur HBO Max, ce portrait d’une amitié masculine fusionnelle et toxique est le premier électrochoc du festival azuréen et cherche, comme une autre série anglaise événement, Adolescence, à comprendre pourquoi les jeunes hommes peinent à trouver leur place dans la société et pourquoi la violence et l’hypervirilité sont un exutoire à ce mal-être.
L’éruption de violence jaillit au milieu du mariage du romancier Niall…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 74% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous