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«Nous irons tous au paradis», disait le cinéaste Yves Robert en 1977. L’invitation est irrésistible, oui, sauf que… L’auteur de ces lignes, plutôt mécréant, n’a pas vu le leurre. Le paradis n’a rien d’une thalasso avec vue sur l’océan, présence amicale des lions et des antilopes, retrouvailles avec une parentèle oublieuse des rancunes anciennes, baignade dans une eau laiteuse au clair de lune. Rien de tout cela, se rebiffent en chœur le metteur en scène et performeur Massimo Furlan, la dramaturge Claire de Ribaupierre, la philosophe Vinciane Despret et l’historien de l’art Pierre-Olivier Dittmar.
L’homme moderne, qui veut croire en ce paradis, n’a pas assez lu le Livre de l’Apocalypse, celui que Jean écrit sur l’île de Patmos. Plus de larmes, certes. Une harmonie de tous les instants, bien sûr. Un arbre de vie, oui, oui… Mais plus de bouche pour mordre dans les fruits du plaisir, plus de narines pour se réjouir du printemps, plus de doigts pour exciter les cordes d’une guitare glamour. Pas d’animaux non plus d’ailleurs. L’ataraxie céleste au fond. Meat me in Paradise, titre en forme de jeu de mots, déploie cette Jérusalem céleste jusqu’au 3 mai au Théâtre de Vidy – dans le cadre de Tempo forte, festival maison sur deux week-ends.