Veiller à ce que les racines et les branches de l’arbre restent intactes n’a pas été une mince affaire, mais le résultat semble presque inévitable : l’escalier s’enroule autour de l’arbre, facilitant la circulation tout en servant de point central. Un geste architectural à la fois théâtral et profondément ancré dans la vie de la maison.
Nouveau chapitre
Une palette sobre et des matériaux naturels confèrent au salon une douce chaleur, en écho à la recherche générale de sérénité et de convivialité qui caractérise la maison.
Muhammed Hamdan
Pour Sharan, ingénieur en informatique, le retour au Kerala pendant la pandémie de COVID-19 a marqué un recentrage discret de son rythme de vie et de ses priorités. « Ma femme est enseignante, nous avons deux jeunes garçons et nous vivons avec nos parents », explique-t-il. Au moment de construire, le cahier des charges était à la fois simple et mûrement réfléchi : au cœur de l’Inde, un bungalow qui rassemblerait toutes les générations, tout en préservant le confort de chacun. Après des années passées dans une ville animée, ce qu’ils recherchaient, c’était un lieu calme, aéré et qui ait du sens. Cette sensibilité est au cœur de la conception.
« Ils voulaient quelque chose de plus spacieux et de plus fonctionnel, sans pour autant perdre l’essence de ce qu’ils avaient déjà », explique l’architecte, en faisant référence à l’ancienne maison. Au fil du temps, une dimension spirituelle s’est également immiscée dans le cahier des charges. « Nous avons spécifiquement évoqué la création d’un espace de prière, car c’était quelque chose qui nous tenait particulièrement à cœur », ajoute Sharan.
Le cœur du projet
La passerelle aérienne qui surplombe la cour fait office de pont vivant entre les niveaux, les générations et le temps lui-même.
Muhammed Hamdan