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Une vocation artistique vient souvent d’un choc initial, d’une épiphanie. Pour Isao Takahata (1935-2018), celle-ci a eu lieu en 1955. Alors étudiant en littérature française à l’Université de Tokyo, le natif d’Ise, dans la préfecture de Mie, aperçoit sur une affiche dessinée ornant la devanture d’un cinéma le nom du poète et scénariste Jacques Prévert, qu’il admire. Dans la salle, il découvre alors La Bergère et le Ramoneur, sorti deux ans plus tôt en France, première version de ce qui deviendra en 1980 Le Roi et l’Oiseau, un des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma d’animation. Fasciné, obsédé, il retournera voir le film encore et encore, pour l’étudier en profondeur.

Après le Japon et Paris, le Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains de Lausanne (mudac) accueille une dense et passionnante exposition montrant comment Takahata a révolutionné le dessin animé japonais, d’abord au sein de la société Tôei Animation, puis en indépendant et enfin à partir de 1985 avec le Studio Ghibli, cofondé avec Hayo Miyazaki et Toshio Suzuki. Construite chronologiquement, elle s’ouvre sur cette rencontre décisive avec l’univers de Grimault, qui le fascinera au-delà de sa poésie par sa dimension politique et une approche psychologique des personnages inédite dans l’animation.