Les élections communales se poursuivent dimanche dans le canton de Vaud, où une vingtaine de localités élisent leur syndic ou syndique, à l’instar de Nyon. Pour certaines d’entre elles, combler la syndicature pourrait toutefois devenir un long périple électoral.

A l’heure du dépôt des candidatures pour le 1er tour de ces élections début avril, la plupart des grandes villes vaudoises connaissaient déjà le nom de leur syndic pour la prochaine législature. Les élections étaient en effet tacites à Lausanne, Yverdon, Renens, Prilly, Montreux, Vevey, Morges ou Aigle notamment.

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Dans une vingtaine d’autres communes, il faut en revanche passer par un scrutin ce dimanche. Si nécessaire, un second tour est prévu le 17 mai.

A Nyon par exemple, le socialiste Alexandre Démétriadès et le Vert Pierre Wahlen font le pari d’une « forme moderne de syndicature fondée sur le partage » pour briguer la succession de Daniel Rossellat.

Seul le « minoritaire » de l’alliance – à savoir Pierre Wahlen – figure toutefois sur les listes officielles, car un seul nom peut légalement y figurer. Mais le duo promet de travailler main dans la main. Il affrontera le PLR Olivier Riesen, qui bénéficie du soutien de l’Entente de droite.

Un manque de candidats dans certaines municipalités

Le manque de candidatures continue par ailleurs de poser problème dans certaines communes. Avant les élections communales du 8 mars, 39 d’entre elles s’étaient retrouvées avec un nombre de candidats insuffisant pour la Municipalité. Et à l’issue du vote, les personnes qui avaient reçu le plus de voix, même sans être candidates, étaient « désignées volontaires » à la syndicature.

Dans cinq communes, les municipaux élus malgré eux ont refusé de siéger, démissionnant dans la foulée. C’est le cas à Dizy, Fey, Givrins, Oulens-sous-Echallens et Villars-Epeney.

Dans cette dernière commune, deux municipaux se sont même retirés. L’ambiance est morose, a expliqué la syndique démissionnaire Mauranne Roulier samedi dans le 12h30.

« En tant que municipaux actuels, on est inquiets. On a quand même bien travaillé pendant cinq ans et on aimerait que ça continue, que ce soit avec cinq municipaux ou dans une fusion avec une plus grande commune ». Cette dernière option « serait idéale », estime la syndique.

Succession de dates électorales

Et si personne ne se présente, les dimanches électoraux infructueux peuvent se succéder: le 17 mai, le 14 juin, puis en septembre. Au risque de se retrouver dans un cycle infernal, comme le confirme Vincent Duvoisin, directeur des affaires communales pour le canton de Vaud.

« Si cela arrive, on laissera un peu plus de temps aux communes pour qu’elles trouvent des candidats », indique le responsable. Car même si davantage de temps est nécessaire pour dénicher les volontaires, combler le nombre de sièges (3, 5, ou 7) définis par la Municipalité reste une nécessité, souligne-t-il.

Avec un préfet

En attendant, la Municipalité peut tout de même légalement fonctionner à condition qu’au moins 50% des sièges soient pourvus.

Autrement, ce sera à un préfet ancien ou actuel de siéger pour faire le nombre. Une situation qui se compte sur les doigts d’une main à chaque législature dans le canton de Vaud.

Sujet radio: Diana-Alice Ramsauer

Texte web: kkub/boi avec ats