INTERVIEW. – Treize ans se sont écoulés depuis que l’actrice française n’a plus tourné dans l’Hexagone. Révélée en 2009 dans Loup, de Nicolas Vanier, Pom Klementieff s’est, depuis, installée aux États-Unis, où elle a su s’imposer dans l’univers Marvel, avant de donner la réplique à Tom Cruise dans Mission impossible.

La voici de retour dans l’Hexagone avec un premier rôle face à Benoît Magimel dans Mi Amor, de Guillaume Nicloux. Elle y joue une DJ à la recherche de sa meilleure amie disparue.

Madame Figaro. – Quel est votre état du moment ?


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Pom Klementieff. – Courbaturée, car je m’initie au sky surf (discipline issue du parachutisme). Mais je suis aussi en tournage, portée par plusieurs projets, et cela m’apaise autant que cela me réjouit.

Qu’est-ce qui vous a séduite dans Mi Amor  ?

Son réalisateur, Guillaume Nicloux. J’ai toujours admiré son travail : c’est un cinéaste éclectique, captivant, imprévisible. Et notre rencontre n’a fait que confirmer, en mieux, l’idée que je m’en faisais.

Qui est votre personnage ?

Romy est une femme complexe et instinctive. Une battante au grand cœur, loin d’être irréprochable. Elle bascule dans une forme de descente aux enfers, hantée par la peur de perdre son amie. C’est la première fois qu’on m’offrait un rôle comme celui-là.


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Quel partenaire est Benoît Magimel ?

C’est un immense acteur, dont la présence, à l’écran comme dans la vie, enveloppe et capte immédiatement. Il m’a poussée à me dépasser, et j’ai découvert un homme drôle et chaleureux.

Quelles sont vos actus ?

Je ne peux pas parler du film que je tourne actuellement, mais je prête ma voix à la version française du film d’animation High in the Clouds, aux côtés de Benjamin Lavernhe. C’est drôle de le retrouver : nous étions ensemble en classe libre au Cours Florent, une année au-dessus de la promotion de Pierre Niney, Natasha Andrews, Bastien Bouillon…

Avez-vous toujours le feu sacré ?


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Oui, notamment grâce aux rencontres que ce métier suscite. Et j’aime créer de la magie : le cinéma reste pour moi une échappatoire, une forme d’expression artistique qui m’émeut.

Pom Klementieff.
@instagramrichardgianorio

Est-ce que parler de vous en promo est une corvée ?

C’est un exercice singulier. Je préfère parler du film et de mon personnage plutôt que de moi-même, mais je comprends la curiosité du public. D’ailleurs, en tant que spectatrice, j’aime aussi découvrir des interviews de personnalités.

Vous êtes plutôt langue de bois ou trop déliée ?

Cela dépend des moments. Il m’est arrivé de regretter de m’être trop épanchée sur des sujets sans importance, ou trop éloignés du film que je défendais. Il faut parfois se concentrer sur l’essentiel, sans paraître pour autant mécanique.

Est-ce que vous mentez en interview ?

Cela peut m’arriver, par omission. Dans la vie, j’ai à la fois la qualité et le défaut de manquer de filtre. Cela peut parfois mettre les gens mal à l’aise, mais comme je reste bienveillante, cela apporte aussi une forme de comédie. (Rires.)

Je trouve assez malsain de trop se contempler.

Pom Klementieff

Qu’est-ce que vous pensez en vous regardant dans le miroir le matin ?

J’essaie de ne pas m’y attarder. Je trouve assez malsain de trop se contempler. C’est aussi pour cela que j’aime rester en mouvement : monter à cheval, sauter en parachute… Autant d’activités qui m’éloignent des préoccupations liées à l’apparence.

Qu’aimez-vous que l’on dise de vous ?

Que je suis drôle et singulière.

Quelle est la dernière fois où vous avez été fière de vous ?

Lorsque j’ai réussi à me tenir debout sur ma planche de sky surf , dès ma première leçon. J’avais l’impression d’accéder à un nouveau monde, de voler. J’ai découvert les sports extrêmes assez tard, en tournant Mission impossible, et je suis, depuis, en quête d’aventure.

Allez-vous retrouver Tom Cruise au cinéma ?

Nous échangeons régulièrement des messages, et il se montre toujours d’un grand soutien et de bon conseil. Quant à un éventuel prochain Mission impossible, je n’en sais rien… Et si cela devait arriver, je recevrais sans doute un message dont je ne pourrais pas parler et qui s’autodétruirait.

Mi Amor, de Guillaume Nicloux, avec Pom Klementieff, Benoît Magimel… Sortie le 6 mai.