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L’actrice Adèle Haenel a refermé un chapitre. Invitée ce samedi 25 avril dans l’émission C dans l’air diffusée sur France 5, la comédienne de 37 ans a confirmé qu’elle ne reviendrait pas au cinéma, dénonçant une industrie qu’elle juge profondément problématique. Elle dénonce une industrie qui n’a pas appris de ses erreurs.
« Je fais du théâtre, c’est ça que je fais. Je ne critique pas le médium, mais l’industrie. Qui construit des imaginaires qui n’aident pas à sortir de la crise dans laquelle nous sommes. Pour moi, les récits qu’elle propose restent problématiques, véhiculant racisme, sexisme. Je n’ai pas envie de participer à ça », a-t-elle expliqué sur le plateau de l’émission télévisée.
Adèle Haenel a notamment évoqué des œuvres qui, selon elle, participent à banaliser certaines représentations, y compris autour de l’enfance. Devenue l’une des voix les plus fortes du mouvement de libération de la parole dans le cinéma français, Adèle Haenel poursuit désormais son engagement en dehors des plateaux.
« C’est un soulagement, la fin d’un parcours judiciaire lourd et éprouvant »
Cette intervention médiatique marque un retour discret mais remarqué. L’actrice ne s’était quasiment plus exprimée publiquement depuis 2021. Elle a choisi de prendre la parole quelques jours après la condamnation en appel du réalisateur Christophe Ruggia, reconnu coupable d’agressions sexuelles sur elle lorsqu’elle était mineure. Elle estime être « chanceuse d’avoir eu le droit à la justice », mais a questionné : « Ce sentiment de se sentir chanceux ne témoigne-t-il pas d’une profonde injustice ? »
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Sur le plateau de l’émission télévisée elle détaille : « C’est un soulagement, la fin d’un parcours judiciaire lourd et éprouvant. Un chapitre se ferme, c’est bien d’avoir les termes posés. Ce parcours, c’est un travail, du temps passé sur un dossier, et c’est du temps que je pourrai consacrer à autre chose désormais. »
Face aux caméras, elle insiste toutefois sur l’essentiel : dépasser son cas personnel pour porter un combat plus large. La désormais ancienne actrice est aujourd’hui suivie pour son militantisme. Son objectif, dit-elle, est de contribuer à une société où « toutes les vies soient vivables ». Adèle Haenel dénonce un « État de droit (…) piétiné », et assure : « Je me bats aux côtés du droit, dans un monde en train de glisser vers le fascisme. »