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Le petit train s’ébroue, sans un bruit, presque à la vitesse d’une tortue. Bienvenue à Chōshi, 50 000 habitants, à 120 km à l’est de Tokyo. Posé au bord de l’océan Pacifique, au bout d’une pointe de terre, c’est l’un des ports de pêche les plus importants du pays. Le principal employeur est un fabricant d’huile de soja. Mais ici, c’est surtout la Chōshi Electric Railway qui fait la fierté de la région. Au point d’en être devenue un des emblèmes malgré sa modestie: quatre trains de deux rames datant tous d’au moins cinquante ans, transportant habitants des villages traversés et touristes sans jamais dépasser les 40 km/h. Une dizaine d’employés. Un seul trajet et dix gares desservies. Premier départ vers 6h du matin; dernier à 21h, à raison d’une vingtaine de voyages, sept jours sur sept, 365 jours par an. Le 1er janvier, tôt le matin, constitue le moment le plus fréquenté de l’année, quand des centaines de personnes l’empruntent pour se rendre au bord de l’océan. On en oublierait presque que nous sommes au Japon, pays où tout va vite, patrie du Shinkansen, ce TGV qui traverse le pays à 320 km/h.

Un seul trajet et dix gares desservies. Premier départ vers 6h du matin; dernier à 21h, à raison d’une vingtaine de voyages, sept jours sur sept, 365 jours par an. — © Lucie Cipolla


Un seul trajet et dix gares desservies. Premier départ vers 6h du matin; dernier à 21h, à raison d’une vingtaine de voyages, sept jours sur sept, 365 jours par an. — © Lucie Cipolla