La grande information de la semaine dernière ne résidait pas tant dans le nom du successeur de Tim Cook que dans le calendrier de son intronisation. Le 1er septembre prochain, John Ternus prendra officiellement les commandes d’Apple. Il faut dire que le profil de Ternus semblait cocher toutes les cases.
Image : Apple
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Une décision prise en 2024
Dans sa dernière info-lettre dominicale, Mark Gurman confirme que John Ternus n’avait que peu de concurrence sérieuse. La décision de lui confier l’empire remonte en réalité au début de l’année 2024. Le choix s’est imposé au fil des échanges réguliers entre Tim Cook et Eddy Cue, ce dernier faisant souvent office de conseiller privilégié sur les orientations stratégiques. De ces discussions informelles a naturellement découlé le nom de John Ternus, avant que la proposition ne soit soumise au conseil d’administration, qui l’a immédiatement validée. Entre cette étape et l’annonce officielle, Ternus a sans doute passé une série de tests en interne pour confirmer qu’il possédait bien l’envergure nécessaire pour piloter le navire.
Pour lui succéder, Tim Cook tenait absolument à un homme du sérail issu de la technique. C’est un retour aux sources stratégique : après l’ère du génie opérationnel de Cook, Apple replace l’ingénierie et le produit au sommet de la hiérarchie. Avec le départ de Jeff Williams, qui a longtemps fait figure de dauphin naturel grâce à son travail sur l’Apple Watch, le champ était libre. Ternus s’est imposé comme l’unique option réaliste, d’autant qu’il partage un atout crucial avec son prédécesseur : la jeunesse.
À 50 ans, il accède au poste au même âge que Tim Cook en 2011, une garantie de stabilité pour les deux prochaines décennies. Si Sabih Khan, le nouveau directeur des opérations, possède une expertise technique indiscutable, son profil a été jugé moins inspirant pour porter la vision globale de la marque. Quant à l’hypothèse d’un recrutement externe, elle n’a jamais été une option : chez Apple, on ne confie pas les clés de la forteresse à un inconnu.
Le cas Federighi
L’autre figure marquante qui aurait pu prétendre au poste reste Craig Federighi. Mais si le patron du logiciel dispose d’une aura médiatique indéniable et d’une popularité certaine auprès des fans, il n’a jamais manifesté de réel intérêt pour cette fonction.