Il fait sa tournée dans les lycées de l’Ain. Le 14 mars 2024, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a lancé la tournée du « bus prévention santé », qui se rend dans les lycées du territoire pour informer les jeunes sur les risques liés aux papillomavirus et les sensibiliser à l’importance de se faire vacciner.
Depuis le lancement de la tournée, le bus a fait étape dans tous les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes et affiche au compteur, à la veille des vacances de printemps, plus de 20 000 jeunes accueillis.
Une couverture vaccinale insuffisante auprès des garçons
Dans le bus, les lycéens et les lycéennes peuvent participer à des ateliers interactifs : un jeu de questions-réponses élaboré par le centre Léon-Bérard à Lyon, spécialisé en cancérologie et dont la Région est partenaire. Un livret est remis en fin d’animation pour permettre, après le passage du bus, de poursuivre le dialogue entre les lycées avec leurs parents, leur infirmière scolaire, leur médecin de famille et tous les acteurs de la santé ou de la prévention santé habilités à les informer et à les vacciner.
Ces ateliers – coordonnés avec les infirmières scolaires – ont vocation à informer les jeunes sur les risques de cancers liés aux HPV et les sensibiliser au rattrapage vaccinal pour une protection efficace. Les instances de coordination des professionnels de santé des territoires couverts sont informées à chaque étape du bus.
Une étape est prévue au lycée des Sardières, à Bourg-en-Bresse. Le bus fait étape de ce lundi 27 avril jusqu’au 30 avril. Vingt-trois groupes sont attendus pour participer aux ateliers « HPV : mode d’emploi ». Ces infections sexuellement transmissibles, parmi les plus fréquentes et les plus contagieuses, sont à l’origine chaque année en France de 6 400 cancers. La vaccination, dont la prescription généralisée dans de nombreux pays depuis plusieurs années, a permis de confirmer l’efficacité à plus de 90 %.
En France, depuis 2007 pour les filles et 2021 pour les garçons, il est officiellement recommandé de vacciner les jeunes entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible de 15 ans à 26 ans révolus, soit jusqu’à la veille du 27ᵉ anniversaire. Pour autant, la couverture vaccinale reste largement insuffisante, notamment auprès des garçons.