L’essentiel

Consultations. L’Iran a poursuivi, lundi en Russie, son ballet diplomatique destiné à recueillir des soutiens dans sa guerre contre Washington. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Le président russe a affirmé que Moscou ferait «tout» pour que «la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible» au Moyen-Orient.

Négociations au point mort. Donald Trump a annulé samedi le déplacement prévu au Pakistan de son gendre Jared Kushner et de son envoyé spécial Steve Witkoff. «J’ai dit que nous n’allions plus faire» de négociations directes avec l’Iran, a déclaré le président américain sur Fox News, avant de lancer à l’intention des Iraniens: «S’ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous, ou ils peuvent nous appeler, nous avons de très bonnes lignes téléphoniques sécurisées.»

Blocus du détroit d’Ormuz. Selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, «37 navires ont été redirigés depuis le début du blocus» américain des ports iraniens. Le commandement des forces armées iraniennes a menacé les Etats-Unis d’une réponse militaire en cas de poursuite de ce blocus, dénonçant des actes de «piraterie».

Sur le front libanais. Des frappes israéliennes dans le sud du pays ont fait 14 morts, bilan quotidien le plus lourd depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu il y a neuf jours, selon des chiffres du ministère de la Santé. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le Hezbollah pro-iranien se sont réciproquement accusés de violer la trêve, dont Donald Trump a annoncé jeudi la prolongation pour trois semaines.