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Souvenez-vous, c’était en janvier 2025. L’Occident, qui regardait encore de haut l’Empire du Milieu en matière d’intelligence artificielle (IA), était soudainement pris au dépourvu. Une start-up chinoise jusque-là inconnue, DeepSeek, lançait un modèle, baptisé R1, qui allait créer un choc, notamment dans la Silicon Valley. Non seulement ce modèle, basé sur des services d’intelligence artificielle générative, était extrêmement puissant, mais, de plus, il avait apparemment été conçu avec des coûts et une puissance de calcul extrêmement réduits. Résultat: des centaines de milliards de dollars perdus en bourse par les géants américains du numérique, les investisseurs se demandant si les sommes faramineuses injectées dans des centres de données avaient encore du sens.

Depuis, Google, Microsoft ou Amazon ont flambé en bourse et, avec OpenAI, ils prévoient d’investir environ 650 milliards de dollars (511 milliards de francs) cette année dans des infrastructures d’IA. Mais quinze mois après son premier choc, DeepSeek en a créé un second, moins visible. Vendredi dernier, la firme chinoise lançait, avec plusieurs mois de retard, un modèle décliné en deux versions, DeepSeek-V4-Pro et DeepSeek-V4-Flash, plus économique. Des modèles encore plus puissants, mais surtout dotés d’une nouvelle particularité: ils ont été créés et entraînés sur des puces 100% chinoises, celles du géant Huawei.