L’information est tombée dimanche 26 avril 2026, sur l’application Pronote du collège Rollinat, à Argenton-sur-Creuse. Une note informait ainsi les parents de la détection d’un cas de tuberculose dans une classe de 5e de l’établissement. « Par principe de précaution, un protocole sanitaire est appliqué pour l’ensemble des élèves et des adultes de la classe ayant été en contact avec l’élève concerné », ajoutait le mot cosigné par l’infirmière et la proviseure de la cité scolaire Rollinat, Delphine Verchot.
La découverte d’un cas de tuberculose conduit, en effet, systématiquement à une recherche des cas contacts, encadrée par l’Agence régionale de santé, et à la mise en place d’un dépistage afin de casser la chaîne de transmission.
Dans son message aux familles sur Pronote, la proviseure de la cité scolaire annonce par ailleurs une réunion d’information jeudi 30 avril, à 17 h 45, dans la salle Sémaphore, en présence du Centre de lutte antituberculeux (Clat) de l’Indre.
Une maladie à longue incubation
Maladie contagieuse provoquée par le bacille de Koch, la tuberculose se transmet par voie aérienne (toux, éternuements…) « lors de contacts étroits et prolongés », précisent les autorités sanitaires. Elle est une maladie à long délai d’incubation, et se manifeste par « la persistance de certains symptômes pulmonaires (toux, difficultés ou douleurs respiratoires, crachats) ou généraux (fièvre, sueurs nocturnes, amaigrissement anormal) ». Pour la traiter, un traitement antibiotique doit être prescrit.
Depuis 2007, la vaccination (vaccin BCG) contre la tuberculose n’est plus obligatoire, mais reste fortement recommandée. Ces dix dernières années, le taux d’incidence de la maladie a constamment baissé dans l’Indre. En 2023, le département n’avait ainsi connu que 3,7 cas pour 100.000 habitants. La même année, la région Centre avait comptabilisé 171 cas, soit 6,6 cas pour 100.000 habitants, selon les données de Santé publique France.