Un mouvement de résistance s’organise à Genève en vue du Sommet du G7, qui se tiendra du 15 au 17 juin à Evian (F). La coalition No-G7 prévoit d’organiser une grande manifestation le 14 juin pour contre « le fascisme » et « l’impérialisme ».
« Cette année, la grève féministe du 14 juin s’organisera en se fusionnant à la mobilisation contre le G7. Le féminisme n’est émancipatoire qu’à la condition d’y joindre les luttes anticapitalistes, antifascistes et anti-impérialistes », a déclaré jeudi devant les médias Françoise Nyffeler, au nom du collectif de la Grève féministe.
La militante espère « que le gouvernement genevois travaillera avec nous pour garantir la sécurité de tous lors de cette manifestation que nous voulons pacifiste. » « Nous ne voulons pas de provocations », a-t-elle souligné en se référant aux « exactions » de la police lors d’une manifestation pro-palestinienne non autorisée, le 2 octobre dernier.
Pour des raisons de sécurité liées au G7, le Conseil d’Etat a adopté un arrêté interdisant les manifestations sportives, culturelles et festives à « fort impact sur le domaine public » entre le 1er et le 28 juin. Une restriction qui ne concerne pas les manifestations politiques qui seront soumises à une demande d’autorisation, conformément à la législation genevoise.
Résistance internationaliste
Une quarantaine d’organisations et de partis genevois et suisses ont déjà rejoint la coalition No-G7 pour dénoncer la rencontre des sept dirigeants des pays les plus riches au monde. Objectifs: construire et développer une résistance internationaliste aux valeurs qu’ils incarnent, à savoir « le capitalisme », « l’extrême droite », « le racisme », « le patriarcat », « le masculinisme », « le colonialisme » ou encore « la transphobie ».
« Aujourd’hui, le G7 montre un nouveau visage, celui de la course aux armements », a relevé Vincent Bircher, président du Syndicat des services publics. Selon lui, la Suisse s’inscrit dans cette dynamique avec des coupes dans l’asile, la transition énergétique, la politique climatique, les bourses d’études et le rail, « tout ce qui permet à la majorité de la population de vivre », a-t-il souligné.
De son côté, Teo Frei, de Solidarités, a rappelé que le G7, et le capitalisme qu’il défend, est aussi synonyme de destruction du vivant. Autant de thèmes qui seront débattus au sein d’un village installé au parc des Bastions les 13 et 14 juin.
ats/ther