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Ça aurait dû être une forme de consécration, cela se transforme en fiasco politico-artistique. L’écologiste Martin Neukom, à la tête de l’exécutif zurichois jusqu’au 30 avril, devait être croqué par un artiste de son choix, puis son portrait suspendu dans la galerie des ancêtres de la Walcheturm. Un hommage réservé aux présidents du Conseil d’Etat, ainsi qu’aux conseillers fédéraux originaires du canton. Il devait être le 48e chef du gouvernement à trôner dans la salle de réunion 267, aux côtés de Natalie Rickli, Carmen Walker Späh ou Mario Spehr, ainsi que de 14 ex-membres des Sept Sages. On retrouve un Ueli Maurer à l’huile décontracté, quelques austères peintures de politiciens des années 30 et 40, ou encore Moritz Leuenberger et Christoph Blocher côte à côte, dans des styles bien différents.
Il y a ceux qui plaisent – «plus je regarde ce tableau, plus j’y retrouve mon mari», déclarait Sylvia Blocher en 2008 – et ceux qui sont loin de faire l’unanimité. Pour Martin Neukom, c’est la seconde option. Mais il ne s’agit pas d’un lynchage public après le dévoilement de son portrait. C’est l’écologiste qui avoue se sentir «défiguré» par l’artiste qu’il a pourtant lui-même choisi. Il a même demandé à trois reprises à Hans Witschi de reprendre ses pinceaux mais rien n’y fait. Le président du Conseil d’Etat ne se retrouve pas dans ces huiles.