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Il y a quelques jours, Donald Trump a remis la pression sur la Suisse. «Ils sont brillants parce qu’ils ne nous paient presque rien. Maintenant, ils paient un tout petit peu. Ils devraient payer davantage», déclarait-il à la chaîne de télévision CNBC. Dans l’esprit du président des Etats-Unis, la Suisse profiterait de l’ouverture du marché américain pour s’enrichir en créant un déséquilibre commercial. Pour rétablir l’équilibre, il recourt aux taxes douanières. Fixées à 39% le 1er août 2025, elles étaient ramenées à 15% en décembre dernier dans le cadre d’un accord commercial qui doit encore être finalisé. C’était avant que la Cour suprême des Etats-Unis juge illégaux les tarifs imposés par la Maison-Blanche. Celle-ci a réagi en actionnant une loi sur le commerce qui pourrait justifier l’imposition d’une taxe d’importation de 10% à l’encontre de 60 pays. Dont la Suisse, qui fait l’objet d’une fixation particulière de la Maison-Blanche.
Le 14 avril dernier, la secrétaire d’Etat à l’Economie Helene Budliger Artieda a ainsi transmis deux courriers à son homologue du Département du commerce américain Jennifer Thomson dont Le Temps a obtenu copie. De quoi s’agit-il? Les 11 et 12 mars, les Etats-Unis avaient ouvert deux enquêtes visant la Suisse en vertu de la section 301 de la loi américaine sur le commerce (Trade Act) pour «pratiques commerciales déloyales ou discriminatoires». La première porte sur des «surcapacités de production industrielle présumées et leurs causes», comme le communiquait le Conseil fédéral le 1er avril. La seconde sur «l’absence ou la mise en œuvre jugée insuffisante de mesures visant à empêcher l’importation de marchandises issues du travail forcé». Le Seco balaie ces deux reproches.