André Wyss a été élu mercredi président du Conseil d’administration des CFF lors de l’assemblée générale. Cet ancien de Novartis et d’Implenia entend « continuer à développer les CFF en tant qu’épine dorsale moderne et durable de la Suisse ».
Membre depuis un an du Conseil d’administration de l’ex-régie fédérale, André Wyss va succéder à Monika Ribar. Cette dernière a dû quitter son poste en raison de la limitation de la durée de son mandat: elle a passé douze ans au Conseil d’administration, dont dix comme présidente.
André Wyss a une expérience de l’encadrement de 40 ans dans le secteur de la construction et de l’immobilier, ainsi que dans l’industrie pharmaceutique. Chimiste de formation, il est notamment passé par l’Ecole supérieure d’économie et d’administration et par la Harvard Business School. Au niveau professionnel, il a été membre de la direction du groupe Novartis et, de 2018 à fin mars 2025, directeur général d’Implenia, une entreprise suisse active à l’international dans les domaines de la construction et de l’immobilier.
Par ailleurs, l’assemblée générale a élu quatre nouveaux membres au Conseil d’administration: Maria-Antonella Bino, Dino Cauzza, Dominique Pierre Locher et Anna Barbara Remund. Ils remplaceront l’actuelle présidente Monika Ribar, le vice-président Pierre-Alain Urech, qui démissionne pour des raisons d’âge, ainsi que Georg Kasperkovitz et Clara Millard Dereudre.
Succès et défis
En 2025, les CFF ont atteint un niveau d’affluence record avec 1,43 million de passagers par jour. Malgré près de 20’000 chantiers, la ponctualité s’est légèrement améliorée et la réorganisation du transport de marchandises progresse. Mais les défis restent importants. L’entreprise peine ainsi à rattraper le retard d’entretien du réseau, qui atteint désormais 9,5 milliards de francs, tout en continuant de juger l’état global de ses installations « bon à suffisant ».
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ats/am