Une délégation du Conseil administratif de la Ville de Genève rencontrera jeudi les représentants de la coalition NoG7 pour écouter leurs revendications dans le cadre de la préparation du sommet, prévu mi-juin à Evian, et apaiser le débat. Berne, de son côté, continue de négocier avec Paris la répartition des coûts sécuritaires.
Dans un communiqué publié mercredi, le Conseil administratif réaffirme son attachement au droit de manifester, tout en rappelant l’importance de garantir la sécurité des personnes et des biens. Il déplore également avec la plus grande fermeté les incitations à la violence proférées à l’encontre de personnalités politiques dans l’exercice de leur fonction.
Celles-ci ne sont pas de nature à rassurer celles et ceux qui craignent que de tels agissements ne soient propices à des débordements, souligne-t-il. L’exécutif assure encore qu’un dialogue avec la coalition était déjà prévu.
Des deux côtés de la frontière
La coalition NoG7, qui regroupe une cinquantaine d’organisations, refuse que la contestation soit confinée en France et réclame le droit de manifester à Genève, « avec ou sans autorisation ». Elle a notamment déploré l’annonce faite par voie de presse par les autorités cantonales et communales de ne pas autoriser un village alternatif aux Bastions.
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Selon le Département de la sécurité, aucune décision ne sera prise avant une évaluation complète des risques concrets. Le canton attend notamment la position du Conseil fédéral sur une éventuelle fermeture des frontières. Du côté de la France, il n’y a à ce stade pas de volonté de les fermer.
La répartition des coûts entre France et Suisse toujours floue
En outre, selon les informations de la RTS, les autorités françaises feraient la sourde oreille, pour le moment, face aux demandes de la Suisse que la France participe aux coûts sécuritaires engendrés côté helvète. Berne se veut toutefois rassurante et indique être toujours en pleine négociation avec Paris sur cette question.
Le Département fédéral des affaires étrangères ne donne pas d’estimation précise des montants en jeu, mais s’attend à une facture de plusieurs millions, qui comprend l’engagement de plusieurs services fédéraux et de militaires, jusqu’à 5000.
En 2003, lorsque le sommet du G8 s’était déjà tenu à Evian, il avait coûté quelque 35 millions de francs à la Suisse. La France avait alors pris en charge un peu plus des deux tiers de cette facture suite à un accord. La Suisse espère parvenir au même résultat cette année.
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ats/ami/vic/mh