Avec un bénéfice net en forte hausse au premier trimestre, le géant bancaire UBS a surpris. Tandis que l’attention reste rivée sur les discussions parlementaires autour des nouvelles exigences en matière de fonds propres, l’intégration de son ancienne rivale Credit Suisse touchera à son terme d’ici la fin de l’année.
Sur les trois premiers mois de l’année, le bénéfice net a bondi de 80% à 3,0 milliards de dollars, tirant profit d’une activité de la clientèle solide et d’afflux de capitaux, a précisé l’entreprise zurichoise mercredi.
Le produit d’exploitation atteint 14,24 milliards de dollars, en hausse de 13% sur un an, tandis que les coûts ont bien moins progressé. Le ratio coûts sur revenus est ainsi ressorti à 72,5%, et à 70,2% sur une base ajustée.
La banque a profité d’afflux d’argent nouveau de 37 milliards dans la gestion de fortune et de 14 milliards dans celle d’actifs, sur les trois premiers mois.
Intégration presque terminée
Le transfert des comptes en Suisse sur la plateforme UBS, une étape décisive, est terminé, ce qui devrait permettre de clôturer l’intégration de Credit Suisse d’ici la fin de l’année. Des économies de coûts supplémentaires par rapport à 2022 ont été obtenues, permettant de porter le total à 11,5 milliards, sur les 13,5 milliards ciblés d’ici la fin de l’année.
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Le nombre de postes en équivalent plein temps a lui reculé à 101’600, contre 103’000 fin 2025.
Ces avancées de l’intégration et la poursuite de la dynamique positive encouragent la banque à confirmer ses objectifs pour l’ensemble de l’année.
Rachat d’actions à venir
Au premier trimestre, UBS a poursuivi ses rachats d’actions et cible toujours une valeur de 3 milliards d’ici la fin du semestre en cours. En outre, une provision a été constituée pour l’augmentation de dividende annoncée.
De nouveaux rachats d’actions sont prévus, dont l’ampleur dépendra de l’évolution et de la clarté du débat parlementaire sur la nouvelle réglementation.
La banque entend continuer à influencer le débat, jugeant les exigences en matière de fonds propres prévues par le Conseil fédéral toujours excessives. Selon ses calculs, ces dernières entraîneraient pour la maison mère un besoin supplémentaire de fonds propres de base durs (CET1) de 22 milliards de dollars.
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ats/hkr