l’essentiel
Si des ajustements restent possibles d’ici à la rentrée de septembre, les contours de la future carte scolaire sont désormais connus.
Il ne s’agit pour l’heure, selon la directrice académique des services de l’éducation nationale Anne Faurie-Herbert, que de « mesures envisagées » mais, si ajustements il y a, ils seront, comme chaque année, minimes.
Quelques jours après la dernière réunion du Conseil départemental de l’éducation nationale, la Dasen a donc souhaité dévoiler ses « propositions » pour la rentrée 2026.
Dans un contexte particulier, celui de la déprise démographique, puisque le département perdra, à la rentrée 2026, 326 élèves dans le premier degré.
Après en avoir perdu 369 en septembre 2025. Une « baisse continue » qui n’épargne pas le second degré (281 élèves en moins)… avec des projections peu engageantes pour 2035 : 13 % d’élèves en moins dans le premier degré, 18 % dans le second.
Quatre classes passerelles attendues pour la rentrée
En septembre et selon l’état actuel des effectifs, 10 ouvertures et 15 fermetures de postes sont programmées. À noter parmi les ouvertures quatre classes passerelles, à destination des écoliers de moins de trois ans, à Villefranche, Millau et Rodez. Du côté des enseignants, l’Aveyron perdra 11 postes dans le premier degré et 9 dans le second degré en septembre.
Si le nombre d’élèves diminue, il est logique, selon l’éducation nationale, que celui des enseignants suive la même trajectoire. Dans l’Aveyron, le taux d’encadrement va cependant monter à la rentrée à 6,74 enseignants pour 100 élèves, après avoir augmenté également à la rentrée 2025.
« Un projet éducatif en lien avec la réalité du terrain »
Trop peu pour les syndicats qui espéraient que la baisse démographique permettrait d’accroître davantage ce taux d’encadrement, au bénéfice de l’éducation des élèves. « La baisse démographique est bien là, mais elle est à mettre en rapport avec la hausse des besoins d’encadrement », relève le syndicat Unsa, qui aurait aimé que l’éducation nationale profite de cette baisse démographique pour « porter un projet éducatif en lien avec la réalité du terrain ».
Le département compte 247 écoles, dont huit avec des classes uniques accueillant moins de 10 élèves. « Un taux d’encadrement très bon mais des conditions de travail complexes pour les enseignants », comme le souligne Anne Faurie-Herbert qui entend se montrer attentive à l’évolution de la situation dans ces écoles.
Des ajustements à ces « propositions » peuvent encore intervenir d’ici à la rentrée, au regard des nouvelles inscriptions dans les établissements scolaires.