DÉCRYPTAGE – Une étude française montre que ces trois facteurs influencent non seulement la quantité d’anticorps produits, mais aussi les régions du virus qu’ils ciblent. De quoi mener à des vaccins mieux adaptés à chacun ?
Vous êtes-vous déjà retrouvé « au fond du trou » avec une grippe carabinée, pendant que votre conjoint, votre collègue ou votre ami traversait la même infection avec une légèreté déconcertante ? Ce décalage, frustrant mais fréquent, n’a rien d’une illusion. Nous ne sommes pas tous égaux face aux infections virales, car nous ne disposons pas tous des mêmes défenses immunitaires. Au cœur de cette réponse : les anticorps, ces protéines spécialisées produites par notre organisme pour reconnaître un agent infectieux et le neutraliser.
Il était déjà connu que la production d’anticorps dépendait de paramètres bien identifiés comme l’âge, le sexe biologique ou la génétique. Mais une équipe de chercheurs du Collège de France, du CNRS et de l’Institut Pasteur vient de franchir un nouveau pas important dans la compréhension de notre immunité. Leur étude, publiée le 16 février 2026 dans Nature Immunology, montre que ces facteurs ne modulent pas seulement la quantité d’anticorps produits …
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