FIDÈLE AU POSTE – Ardent défenseur des trésors du patrimoine, le « Monsieur royauté » du petit écran jongle de « Secrets d’histoire » à l’Eurovision sur France Télévisions.

Depuis plus de trente ans, Stéphane Bern  a fait des têtes couronnées et des vieilles pierres un spectacle populaire. Au point d’incarner à lui tout seul un genre télévisuel : le feuilleton historique grand public. Avec « Secrets d’histoire », lancé en 2007, l’animateur a installé durablement son personnage de conteur des rois déchus et des reines oubliées, devenant au passage la figure rassurante de Français qui aiment qu’on leur raconte leur roman national. Mais sa passion du patrimoine est au moins aussi ardente que celle de l’Histoire. Sauveur des bâtiments en péril, Stéphane Bern en est devenu un ambassadeur assidu, incarnant le parfait alliage entre respect des institutions et ferveur populaire.

Il serait toutefois inconsidéré de réduire l’animateur à ce rôle de «Monsieur patrimoine historique ». Car derrière le costume impeccable se cache un homme de divertissement capable de passer des châteaux de la Loire au parquet ciré de « Danse avec les stars ». Sans perdre son flegme ni son humour.


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Depuis quinze ans, Stéphane Bern se glisse avec aisance dans la grand-messe de l’Eurovision qu’il commente avec un mélange de chauvinisme, d’autodérision et de réelle compétence musicale. « J’ai réalisé une grande partie de mes rêves et je ne me suis pas perdu en route. Je n’ai pas à rougir de ce que j’ai fait », déclare-t-il cette semaine dans nos colonnes. Cette réinvention permanente passe par un équilibre subtil entre sérieux du sujet et légèreté de ton. C’est sans doute là son vrai secret d’histoire : réussir à concilier pédagogie et plaisir, patrimoine et paillettes, sans jamais perdre son public en chemin.