Tout comme « The Fabelmans », « Amarcord » ou « Les 400 coups », le dernier film du duo Nakache et Toledano, « Juste une illusion », est un film sur l’enfance des cinéastes. Ici, en bonus, chacun pourra y retrouver une partie de sa jeunesse : dans les motifs à fleurs des papiers peints, les Renault 25, les blousons Chevignon… et, surtout, la bande-son (The Cure, Imagination, Toto, Téléphone…). Mais voilà, est-ce que faire son shopping au Vintage day, lancer une playlist de 1985 ou sortir la Simca du garage suffisent-ils à faire un film ? On a l’impression que « Juste une illusion » cherche un sens à sa vie durant les deux premiers tiers… avant de se diriger vers une nouvelle version de « La Boum » (ultime référence des années 80). Malgré de très bons moments et un excellent casting, le film ne décolle pas. N’est pas Spielberg, Fellini ou Truffaut qui veut.