Les résultats au premier trimestre 2026 de TotalEnergies, qui a vu son bénéfice net bondir de 51 % sur fond de guerre au Moyen-Orient, continuent de faire parler d’eux. Et cette fois-ci, c’est la patronne du Rassemblement national Marine Le Pen qui donne son avis… en coupant la poire en deux. La taxation des surprofits est selon elle nécessaire si le plafonnement des prix à la pompe n’est pas suffisant, a-t-elle indiqué ce samedi lors d’une déambulation à la foire de Sens (Yonne).
« Total eux mêmes se rendent compte qu’il faut qu’ils fassent cet effort et ils ont donc décidé de plafonner leurs prix. Moi, la seule chose que je souhaite, c’est que ça bénéficie au pouvoir d’achat des Français et après on fera les comptes », dit-elle dans le texte.
« Un champion national » dont « on est très fier »
TotalEnergies plafonne actuellement le prix du sans plomb à 1,99 euro par litre et celui du diesel à 2,09 euros par litre. « Entre la proposition que nous avons faite [la taxation] et le fait qu’ils plafonnent les prix, nous verrons si effectivement ça correspond à la contribution que nous souhaitons obtenir », a-t-elle expliqué.
Son (probable) remplaçant pour la présidentielle de 2027, Jordan Bardella, est sur une ligne un peu différente : selon lui, l’imposition des surprofits du groupe pétrolier n’est « pas la priorité ». En tout cas, Marine Le Pen n’est pas là pour faire pas du « Total bashing », car c’est « un champion national » dont « on est très fier », dit-elle encore.