Que serait la montre suisse sans son histoire et son patrimoine? Vacheron Constantin, l’une des plus vieilles fabriques; Patek Philippe, créée au XIXe siècle et dans la famille Stern depuis 1932; Audemars Piguet, propriété des héritiers des fondateurs; Rolex, qui n’a jamais changé de mains depuis sa création en 1908. Est-ce un hasard si les ténors de l’industrie sont tous assis sur leur héritage? Pierre-Yves Donzé, historien de l’économie, et Harry Guhl, investisseur, nous expliquent dans un récent ouvrage écrit à quatre mains que, bien sûr, tout est délibéré, pensé, stratégique.
La publication est en anglais, parue sous le titre Luxury Brand Management and Heritage Revival («gestion des marques de luxe et réveil du patrimoine»), aux Editions Bloomsbury. Elle remet à plat l’un des principes fondamentaux de l’industrie horlogère suisse: pour obtenir un succès, il vaut mieux réveiller une vieille marque endormie plutôt qu’en créer une nouvelle. La dernière preuve en date est arrivée juste avant l’ouverture des salons de Genève, avec la relance aux canons des montres Universal Genève par Georges Kern (également dirigeant de Breitling et Gallet – une autre vieille gloire qu’il s’apprête à ranimer).