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«Mince, je crois qu’on est tombés sur une momie…» C’est à peu de chose près la première réaction d’Audrey Eller, archéologue de l’Université de Genève, lorsqu’elle reconnaît, sous une épaisse couche de sable, les bandelettes caractéristiques et les fragments de cartonnage peint qui ornent le corps. C’était en janvier, au troisième jour d’une campagne de fouilles de cinq semaines à Hout-Sekhem, une ancienne cité au nord de Louxor, regorgeant de vestiges ptolémaïques et romains. Quelques coups de pinceau plus tard, deuxième «mauvaise surprise»: un masque revêtu d’or recouvre encore en partie le visage du squelette. «Au début de la campagne, j’ai dit que je ne voulais pas deux choses: des momies et de l’or. Je me suis retrouvée avec les deux sur les bras», soupire Audrey Eller, avec tout de même un sourire au coin des lèvres.

Si la chercheuse se lamente de trouvailles dont rêverait tout égyptologue, c’est parce que ce type de découvertes engendre un tas de soucis. Au vu de leur grande valeur commerciale (le trafic d’antiquités affecte toujours le patrimoine archéologique égyptien, malgré les lois très strictes mises en œuvre par l’Egypte il y a plus de quarante ans et de nombreuses mesures de transparence sur le marché de l’art), elles génèrent un risque important de pillage, les nouvelles étant vite colportées par la trentaine de travailleurs locaux sur le chantier. En conséquence, il a donc fallu prévenir la police, prévoir une sécurité renforcée pendant la nuit, et organiser au plus vite le transfert de ces précieux corps (au total, trois momies ont été retrouvées) et artefacts.