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En cas d’afflux de frontaliers, l’arc jurassien tiendra-t-il?

Routes saturées, villes éteintes, dépendance à la voiture: si l’initiative de l’UDC passe, certaines vulnérabilités de la région pourraient s’accentuer.

Catherine Cochard Publié aujourd’hui à 09h59 Panorama depuis la Tête de Ran sur le Val de Ruz et La Chaux-de-Fonds, prairies verdoyantes du Jura neuchâtelois sous ciel bleu nuageux.

Image d’illustration. Panorama depuis la Tête de Ran sur le Val-de-Ruz et La Chaux-de-Fonds

IMAGO/YAY Images

Il n’y a pas que les cantons de Genève et Vaud qui sont concernés par le possible appel d’air, en matière de recours à une main-d’œuvre frontalière, induit par l’initiative de l’UDC. «Dans l’industrie de l’arc jurassien, la dépendance à la main-d’œuvre étrangère, en particulier française, est déjà considérable», souligne Olivier Crevoisier, professeur d’économie territoriale à l’Université de Neuchâtel. L’horlogerie ne serait d’ailleurs pas le seul secteur visé. Le médical et le paramédical seraient tout aussi exposés. «On sait bien qu’on aura besoin d’augmenter les effectifs des travailleurs dans ces domaines-là.»