En août dernier, Pernod Ricard délivrait un bilan annuel contrasté et les prévisions établissaient une baisse de 3,2% en organique. Le groupe avait anticipé un premier semestre en baisse, avant une « amélioration des tendances en chiffre d’affaires organique se matérialisant au deuxième semestre ». Des estimations se révélant justes. Plombé par le contexte géopolitique marqué par les droits de douane, la guerre commerciale, l’incertitude économique et politique, le numéro 2 mondial des spiritueux encaisse une baisse de -5,9% en organique de son chiffre d’affaires s’établissant à 5 253 millions d’euros et un résultat opérationnel courant (ROC) de 1,61 milliard d’euros également en baisse de -7,5% au premier semestre 2025/26. Le résultat net part du groupe ressort ainsi à 975 millions d’euros, soit un bénéfice en recul de 18%.
Si le marché européen ne se contracte que de 3%, notamment freiné par l’Allemagne et l’Espagne, les deux principaux marchés américain et chinois sont en chute libre. Les exportations vers les Etats-Unis subissent un ajustement des stocks et des conditions de marché « modérées », portant la performance du chiffre d’affaires du marché américain à -15% au premier semestre 2025/26. Autour, le Canada se maintient et le Brésil et le Mexique sont en recul, traversés par la crise du méthanol pour l’un, par un contexte macro-économique instable pour l’autre.