Comme lors de ses trois dernières finales mondiales (2018, 2024 et 2025), la Suisse est passée tout près de l’exploit lors des quarts de finale à Milan mercredi face à la Finlande (défaite 3-2 après prolongation). Il s’agit maintenant de se tourner vers le Mondial de Zurich en mai.
« C’est dur. » Cette petite phrase, Roman Josi l’a répétée une multitude de fois après cette défaite face une Finlande « NHL » au terme d’une belle débauche d’énergie. Pendant 59 minutes et des poussières, la Suisse y a cru. Elle a mené 2-0 jusqu’à la 54e, moment choisi par Sebastian Aho pour réduire la marque.
Puis à 72 secondes de la fin du 3e tiers et alors que les Finlandais avaient sorti leur gardien, Miro Heiskanen a égalisé, avant qu’Artturi Lehkonen ne crucifie la Suisse en prolongation, à 3 contre 3.
Cet échec nous fera mal pendant longtemps
Roman Josi
« Nous avons une équipe incroyable et nous avons fait un excellent tournoi, mais il y a parfois des choses qui sont inexplicables, a dit le capitaine de la sélection. Cet échec nous fera mal pendant longtemps. »
En 2018 à Copenhague, la Nati s’était inclinée 3-2 aux penalties devant la Suède. En 2024 à Prague, 2-0 face à la Tchéquie. Et l’an dernier à Stockholm, 1-0 après prolongation contre les Etats-Unis.
Mercredi à Milan, les Suisses n’ont pas manqué l’or, mais très certainement l’un de leurs plus grands exploits de l’ère moderne.
Lorsque Kevin Fiala et Denis Malgin se sont blessés face au Canada, la sélection à croix blanche n’a pas sombré. Patrick Fischer a revu son alignement et introduit Simon Knak.
Les unités spéciales ont fait le job. Le power-play occupe le 3e rang derrière le Canada et les Etats-Unis en termes d’efficacité. Le box-play est juste derrière celui des Américains. Il n’y a qu’au niveau de l’efficacité devant le but que la Suisse a péché avec une 10e place, juste devant la France et l’Italie.
Genoni encore le meilleur
Si tout a déjà été écrit sur la présence des stars de la NHL et sur la meilleure équipe de Suisse de l’histoire, il convient, encore une fois, de louer les performances de Leonardo Genoni. Le Zurichois s’est à nouveau distingué. En 4 matches, il a posté 2 blanchissages et affiche un pourcentage d’arrêts de 94,55%. Seul l’Américain Connor Hellebuyck fait mieux (95,77%).
« Leo est incroyable, a rappelé Josi en rendant hommage au septuple champion de Suisse. Il est toujours le meilleur gardien lors des grands tournois, il a déjà remporté tellement de matches pour nous. C’est fou qu’il n’ait jamais joué en NHL. »
Même si Josi, Nico Hischier, Timo Meier, Janis Moser ou encore Nino Niederreiter ont montré la voie, les joueurs de National League ont fait leur part. La 4e ligne composée de Damien Riat, Ken Jäger et Simon Knak a particulièrement séduit par son énergie et c’est ce trio qui a ouvert le score grâce à sa ténacité.
ats/tai