Du rêve au cauchemar. Ce dimanche 1er mars, soir de son second baptême au Vel’, Habib Beye, le poing rageur vers le ciel, succombait à l’hystérie collective. Aux anges, eux aussi, les fidèles Sébastien Bichard et Olivier Saragaglia enlaçaient l’ex-capitaine et neo-entraîneur de l’OM. Auréolée d’un succès renversant face au rival lyonnais (3-2), leur aventure olympienne au mieux démarrait. Deux mois plus tard, elle ne pouvait pas plus mal tourner…

Difficile de ne pas avoir un petit pincement au cœur en voyant le Manosquin Yann Cavezza, son troisième adjoint, dépité à la Beaujoire, devant la capitulation de Balerdi et compagnie. Une heure après la fin de son calvaire (défaite 3-0), laissant champ libre à ses (faux) leaders pour esquiver leurs responsabilités envers les médias (in fine, leurs supporters), Habib Beye fermait la marche… la mine déconfite.

Une réputation guère flatteuse

Sur le chemin du car marseillais, le jeune coach semblait à l’abandon. Un rappel de ce qu’il endure depuis son retour à l’OM, où il est bien seul à tenir la barre à cause d’une direction intérimaire ou démissionnaire et de joueurs, pour la plupart, démotivés. À quoi songeait celui qui refuse de…