À l’Atelier-Galerie du quai de l’Arnette, le sculpteur Michel Spérandio a vu les choses en grand. On connaît sa fidélité aux rendez-vous qu’il a initiés : « Un mois, un artiste ». Ils permettent de faire découvrir, au gré de ses choix, des créateurs aux pratiques souvent singulières, mais toujours susceptibles d’éveiller la curiosité de l’amateur. Exceptionnellement, un duo est invité à exposer du 5 mai au 6 juin.

La conjonction de deux talents hétérogènes a donné « Évidences et Résonances », avec une peintre, Monique Juliè, et un sculpteur et fondeur d’art, Nao. Ils se présenteront lors du vernissage prévu, au bord de l’Arnette, jeudi prochain 7 mai, à partir de 18 h 30.

Michel Spérandio salue déjà leur travail. « Monique Julié a mis au centre de sa peinture les visages, les corps. Elle a recours à une variété de matériaux qu’elle additionne : poudre de marbre, pigments, tissus, éléments organiques, des matières qui ont vécu ». L’artiste est diplômée des Beaux-Arts toulousains. Elle est passée par l’architecture d’intérieur et une formation au dessin, un parcours qui lui confère une maîtrise dans sa pratique.

En contrepoint, les visages créés par le Mazamétain Nao, en fait Benoît Charpentier, sculpteur et fondeur d’art, sont puissants. La noblesse de la matière — le bronze —, liée à la délicatesse des traits et à l’authenticité de l’expression, donnent force naturelle et tendresse bienveillante. « Nao a été initié à Fantastic Art avant de se former en fonderie d’art dans le Var, chez un maître devenu son associé. Au sein de « L’Atelier 960″, dorénavant installé à Labessière-Candeil, les deux créateurs se sont hissés au rang de Meilleurs Ouvriers de France 2015 en fonderie d’art à cire perdue. » Une distinction qui témoigne du niveau atteint.

Un duo à retrouver sans faute jeudi 7 mai, à l’Atelier-Galerie, dans l’ambiance habituelle.