Résumé en 20 secondes
En savoir plus sur ce type de contenu
Ce résumé peut avoir été écrit avec l’assistance d’une IA générative. En savoir plus
Abonnez-vous pour accéder au résumé en 20 secondes.
«Une surmortalité statistiquement significative de 68 à 74 décès». C’est l’un des points saillants des résultats de l’enquête administrative UK16/20 commandée par le conseil d’administration de l’hôpital universitaire de Zurich (USZ), alors que l’établissement avait clamé durant des années qu’aucun patient n’avait été lésé. Présidée par l’ancien juge fédéral, le Dr Niklaus Oberholzer, elle avait pour but de faire toute la lumière sur la période 2016-2020. Au cœur du scandale: le chef de service de chirurgie cardiaque, le professeur Francesco Maisano, qui a dirigé cette section entre octobre 2014 et mai 2020.
Ce dernier avait notamment participé à développer de nouveaux implants cardiaques, notamment une prothèse destinée à remplacer la valve tricuspide du cœur (appelée Cardioband), et tiré profit de leurs poses car il détenait des participations dans les sociétés qui les produisaient. Sur 59 opérations, certaines impliquant notamment des implants «novateurs» pas encore validés, 13 ont été jugées inappropriées et «une intervention chirurgicale classique aurait probablement permis d’obtenir de meilleurs résultats pour les patients», a déterminé l’enquête. Lors de la conférence de presse de ce mardi, René Prêtre, ex-directeur du service de chirurgie cardiaque du CHUV, a déclaré que «trop de patients ont été sacrifiés au nom de l’innovation, au lieu que celle-ci soit au service des patients».