Écrire son prénom avec des rivières, des forêts, des champs ou des atolls vus du ciel : c’est ce que propose la NASA à l’occasion de la Journée internationale de la Terre, qui a eu lieu le mercredi 22 avril 2026. Via son programme baptisé Landsat, l’agence américaine a mis en ligne un outil permettant d’imager chaque lettre de son prénom à partir de photos prises depuis l’espace.

« Un pilier de l’imagerie terrestre mondiale »

Simple d’utilisation et totalement gratuit, comme le souligne  TF1 , la plateforme invite les internautes à entrer leur prénom, puis propose une image pour chaque lettre. En plaçant son curseur sur une photo, la NASA affiche les coordonnées géographiques ainsi que le pays où le cliché a été pris.

Au-delà de son aspect ludique, cet outil vise surtout à mettre en lumière Landsat, décrit sur le site de la NASA comme « un pilier de l’imagerie terrestre mondiale ». Ce programme, géré conjointement par la NASA et le United States Geological Survey (USGS), a lancé huit satellites depuis 1972 afin d’observer la Terre en continu. En plus de 50 ans, leurs photographies ont permis de constituer une vaste base de données, gratuite et accessible au public.

Un programme scientifique nécessaire

Cette banque d’images a une utilité bien concrète : elle permet « aux gestionnaires de territoires, aux aménageurs et aux décideurs politiques de prendre des décisions plus éclairées concernant les ressources naturelles et l’environnement », précise la NASA sur son site. Selon l’agence, le programme aurait contribué à hauteur d’environ 25,6 milliards de dollars à l’économie américaine pour la seule année 2023.

L’agence cite d’ailleurs plusieurs exemples. Le ministère américain de l’Agriculture a notamment recours aux images du programme pour améliorer ses cartes, permettant aux agriculteurs d’économiser 300 millions de dollars par an sur leurs primes d’assurance contre les inondations. De leur côté, le Service des forêts et le Bureau de gestion des terres s’appuient sur ces données pour les travaux de restauration après les incendies, générant des économies annuelles estimées entre 2 et 9 millions de dollars.