Des personnes élues au Grand Conseil de Berne demandent des analyses plus ciblées concernant la qualité du sperme des Bernois. Celle-ci est en baisse dans toute l’Europe, y compris en Suisse: s’en suit une baisse de la fertilité et parfois même des problèmes de santé chez les nouveaux-nés.

Entre Berne et Thoune existe une zone critique, où la qualité du sperme est pire que la moyenne suisse. C’est ce que révèle l’étude parue l’année dernière. Et cette disparité entre villes et campagnes préoccupe.

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Le canton de Berne doit se pencher sur les causes de ce problème, particulièrement sur les différences régionales.

C’est pourquoi le Vert’libéral Romeo Arnold a déposé une motion: « Dans les régions alpines, le problème se pose peut-être moins, mais quand on regarde le Seeland ou, justement, entre Berne et Thoune, ce sont des régions très agricoles », explique-t-il au micro de La Matinale: « On y utilise plus de pesticides, il y a aussi la question des PFAS, et d’autres polluants industriels qui pourraient être en cause »..

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Le gouvernement cantonal estime qu’une étude du sperme centrée uniquement sur la population bernoise ne suffirait pas, il faut des données à l’échelle de notre pays: « C’est juste, c’est un problème national. Mais, pour l’instant, il ne se passe rien », déplore Romeo Arnold: « Donc il faut qu’on agisse à l’échelle cantonale. Si on fait des analyses assez poussées, ça nous permettra d’avoir une base de données suffisante pour analyser le problème au niveau cantonal et régional. »

Le canton propose de transformer la motion en postulat, moins contraignant. Les motionnaires doivent encore décider si ce compromis peut être accepté ou si le texte doit être défendu tel quel au Grand Conseil.

Célia Bertholet/sjaq