
Quand des technologies anciennes et modernes se rencontrent: les patrouilles à cheval testent des drones de surveillance.
SRF / Mario Gutknecht
L’armée suisse s’appuie sur les chevaux depuis ses origines – et les combine désormais avec les technologies les plus récentes : les drones.
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06 mai 2026 – 11:00
Les drones font aujourd’hui partie intégrante de la conduite de la guerre, tout comme les chevaux autrefois. Dans le cadre d’une formation spécifique, un petit groupe de recrues apprend à maîtriser les deux. Elles patrouillent à cheval et surveillent le terrain.
L’interaction entre l’animal et le drone doit être entraînée. Comme, pour un cheval, tout ce qui est nouveau peut d’abord être source de peur, il doit s’habituer au drone, explique une recrue. Avec son camarade, il s’exerce ici, à l’orée de la forêt, à une mission de reconnaissance.

Les chevaux permettent surtout de surveiller des zones qui sont autrement peu accessibles. Et grâce aux drones, cette zone s’étend.
SRF
L’armée mise depuis longtemps sur les chevaux. À son apogée, il y a une centaine d’années, elle en comptait des dizaines de milliers. Aujourd’hui, l’armée n’en possède plus que 300. Ils sont principalement utilisés pour la surveillance du territoire, par exemple autour d’infrastructures critiques à large périmètre, comme l’aéroport de Zurich, où les accès autour des pistes sont peu nombreux.

Aujourd’hui encore, l’armée suisse utilise des chevaux; chaque année, environ 16 recrues sont formées à cette fin.
SRF / Mario Gutknecht
«Le cheval peut se déplacer plus rapidement qu’une patrouille à pied», explique le commandant Kim Schätti. Il est responsable des animaux de l’armée. Les chevaux peuvent selon lui réagir rapidement et de manière relativement discrète dans des terrains difficiles et accidentés.
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Les drones, en revanche, constituent une technologie relativement récente. Ils permettent aux soldats de surveiller un terrain même de nuit. Le drone est équipé d’une caméra thermique : les personnes et les animaux sont ainsi détectables dans l’obscurité, car ils dégagent plus de chaleur que leur environnement.
Environ la moitié des chevaux de l’armée sont stationnés dans la région de Berne. Notamment à Schönbühl, où les cavaliers ainsi que les chevaux sont formés.

La surveillance peut également être assurée de nuit à l’aide de caméras thermiques.
SRF
« Les chevaux sont capables de fournir une prestation que personne d’autre ne peut offrir », explique Kim Schätti. Le drone constitue un complément idéal – cette combinaison est plus efficace qu’un hélicoptère. Elle permet d’être plus flexible et de surveiller plusieurs sites simultanément. Les patrouilles à cheval peuvent ainsi être déployées sur de vastes zones.
Lors de chaque école de recrues, une quinzaine de recrues sont formées comme patrouilleurs à cheval.
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