Le 6 mai 2026, des membres d’équipage vêtus de combinaisons de protection quittent le port à bord d’un bateau-ambulance en direction du paquebot MV Hondius, alors qu’il est à l’arrêt au large du port de Praia, la capitale du Cap-Vert.
/ PHOTO AFP
« Une personne est actuellement traitée à l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) pour une infection au hantavirus. Cet homme voyageait sur le bateau de croisière où plusieurs cas d’infections sont apparus », a indiqué le ministère dans un communiqué, qui ajoute que « cet homme et son épouse revenaient d’un voyage en Amérique du Sud fin avril ».
De retour d’un voyage en Amérique du Sud
Dans son communiqué, le ministère suisse n’a pas précisé à quelle période cet homme se trouvait à bord du navire, ni à quel moment et dans quelles conditions il l’avait quitté.
« Cet homme et son épouse revenaient d’un voyage en Amérique du Sud fin avril », a indiqué le ministère suisse, ajoutant qu’il « voyageait sur le bateau de croisière où plusieurs cas d’infections sont apparus ».
Ce navire, le MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest africaine. L’expédition a quitté Ushuaïa le 1er avril, et est immobilisée depuis dimanche près du port de la capitale capverdienne.
Trois personnes, – un couple de Néerlandais et une Allemande qui ont voyagé à bord du MV Hondius – sont mortes depuis le début de la croisière, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’homme testé positif en Suisse est « actuellement traité à l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) pour une infection au hantavirus ».
Un test effectué dans le laboratoire de référence des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) s’est révélé positif au virus des Andes, un hantavirus présent en Amérique du Sud.
L’homme s’est présenté à l’hôpital de Zurich après avoir ressenti des symptômes de la maladie, selon le ministère suisse. Auparavant, il avait consulté son médecin de famille par téléphone. Il y a immédiatement été placé en isolement.
Son épouse, qui « ne présente jusqu’ici aucun symptôme […] s’est placée en isolement pour des raisons de sécurité », a expliqué le ministère suisse.
Les autorités cherchent à savoir si le patient a eu des contacts avec d’autres personnes alors qu’il était malade.
Le ministère suisse rappelle que « contrairement aux hantavirus européens, qui se transmettent via les déjections de rongeurs infectés, le variant américain peut se transmettre d’une personne à une autre, bien que les cas soient rares ». Mais il souligne que les transmissions sont possibles uniquement « en cas de contact étroit ».
Il estime donc qu' »il est peu probable que d’autres cas surviennent en Suisse » et considère que « le risque pour la population est faible ».