Pour sa cinquième participation aux Jeux olympiques, la Villardoue Fanny Smith espère bien briller et ajouter une troisième médaille à sa collection. Troisième à Pyeongchang en 2018 et à Pékin en 2022, la Vaudoise de 33 ans devra néanmoins composer avec une piste qu’elle ne juge pas à la hauteur de l’événement.
Fanny Smith entre en lice vendredi. A Livigno, elle sait que les choses seront différentes par rapport à ses quatre premières participations. « Il y aura beaucoup de proches qui vont venir », explique-t-elle. « La chose qui va être le plus difficile à gérer, c’est cette pression, parce qu’on évolue presque à la maison. Je suis quelqu’un qui aime bien faire plaisir aux gens et du coup, c’est vrai que je place beaucoup d’attente toute seule. J’aimerais vraiment pouvoir faire quelque chose de magnifique devant eux. »
Une piste pas à la hauteur
Mais rien ne sera simple sur une piste qui ne lui convient pas vraiment. « Selon moi, ce n’est pas du tout au niveau d’un parcours de Jeux olympiques », lâche-t-elle, visiblement déçue. « On est peut-être à nonante, nonante-cinq pour cent de plat. » Un tracé qui va neutraliser une grande partie de l’engagement des athlètes et faire la part belle à la glisse. Une « loterie » où le matériel primera. « Il faudra avoir des bombes sous les pieds », prévient-elle.
Face à un parcours qui ne pardonne aucune erreur et une concurrence féroce, Fanny Smith sait que la victoire dépendra d’un alignement parfait des planètes. L’épreuve de skicross de Livigno s’annonce comme une belle bataille stratégique et mentale. Et la Vaudoise est prête à la livrer.
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