EXPOSITION – Le Musée Marmottan Monet, à Paris, consacre une rétrospective à ce peintre tantôt réaliste tantôt symboliste. Mais qui fut toujours un chantre de la vie en altitude.

« J’t’aime mieux qu’mes moutons / Quand chacun d’eux fait bê bê bê », chantaient nos aïeux. L’air est clair, il fait bon, c’est le printemps. Et l’on se surprend à siffloter ce passage hilarant de La Mascotte, opéra-comique créé aux Bouffes-Parisiens par Edmond Audran en 1880, en sortant de la rétrospective que le Musée Marmottan Monet consacre actuellement à Giovanni Segantini (1858-1899). Tel est l’effet de ce peintre de paysages alpins ; avec toujours, comme en refrain dans ses compositions, quelques ovins, bovins ou caprins.

La courte vie de cet artiste a eu essentiellement pour cadre les territoires alpestres, italiens et suisses. Naissance près du lac de Garde et ateliers en Engadine (son dernier culminait à 2700 mètres !). Méconnue aujourd’hui dans l’Hexagone, on découvre cette production comme on gravit un sommet. D’ailleurs, à côté de ces 60 huiles, pastels et dessins réunis, les notices aux murs mentionnent l’altitude de l’endroit où ils ont été créés. Chacune des compositions…

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Le Figaro

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