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«Je ne sais pas, je n’étais pas là à l’époque des faits.» C’est la réponse entendue à neuf reprises jeudi au Tribunal pénal fédéral, lors de l’audition du responsable juridique de Lombard Odier. Entendu à titre de personne appelée à donner des renseignements, l’expérimenté juriste représente la banque. Cette dernière est soupçonnée de défaut d’organisation, pour avoir accueilli plusieurs centaines de millions issus d’actes de corruption présumés imputés à une organisation criminelle dirigée selon l’accusation par Gulnara Karimova, la fille de l’ex-président de l’Ouzbékistan tombée en disgrâce. La banque rejette vigoureusement ces accusations et toutes les parties sont présumées innocentes. Ce jeudi, le tribunal a voulu en savoir davantage sur le travail du gérant des comptes incriminés entre 2009 et 2012, qui est jugé pour blanchiment aggravé. Manque de chance, le témoin du jour n’est arrivé qu’en 2016 chez Lombard Odier.

Entendu mardi, le désormais ex-gérant avait expliqué avoir validé les importantes arrivées de fonds jugées aujourd’hui douteuses sur les comptes en question. Ces transferts de dizaines de millions étaient justifiés par des contrats entre Takilant, une société ouzbèke pilotée par des comparses de Karimova selon l’accusation, et plusieurs autres entreprises. Des contrats décrits comme «fictifs» ou «de façade» dans l’acte d’accusation.