En réalité, l’île accueillait des familles d’éleveurs de moutons jusqu’aux années 1930, avant d’être désertée pour la rudesse de ses conditions climatiques. Dans les années 1950, la fameuse maison blanche est bâtie en tant que relai de chasse pour les chasseurs de macareux. Cette tradition viking, qui semble peu à propos dans le contexte actuel de protection des animaux sauvages, risque de facto de disparaître, et la bâtisse avec.


Un intérieur rudimentaire, sans eau courante ni électricité
Pour l’heure, le pavillon de chasse est toujours utilisé et les quelques visites vidéo qu’on trouve sur Internet montrent un intérieur rudimentaire, sans eau courante ni électricité… mais tout de même doté d’un sauna — la tradition scandinave avant tout – alimenté par l’eau de pluie recueillie. L’ensemble semble toutefois assez confortable, entièrement lambrissé, meublé, chauffé au poêle et aménagé de dortoirs sous les combles (sans doute pour héberger les chasseurs). Une terrasse en bois permet de profiter d’un barbecue avec une vue époustouflante sur le paysage extérieur, verdoyant et entouré par l’océan.
« Il faut être stupide pour se rendre à Elliðaey »
L’environnement marin, particulièrement houleux, dissuade nombre d’explorateurs de se risquer à visiter l’île. Les locaux avertissent d’ailleurs : « Il faut être stupide pour se rendre à Elliðaey. » Mais c’est sans compter sur la détermination d’influenceurs « aventuriers » comme l’américain Ryan Trahan qui s’est lancé le défi d’y parvenir avec l’aide de locaux, eux-mêmes à l’origine d’une première visite vidéo de l’intérieur. Ces images ont retenu l’attention de l’influenceur qui les a défiés de l’amener avec eux sur l’île. « OK, ont-ils répondu, à condition que tu me cuisines un bon bifteck. »