Malgré les informations et l’itinéraire recueillis sur le cas zéro, l’Argentine fait chou blanc: il n’est à ce jour «pas possible de confirmer l’origine de la contagion» de hantavirus, dont un foyer est apparu sur un navire parti le 1er avril d’Ushuaia, en Terre de Feu.
«A ce jour, et au vu des informations fournies jusqu’à présent par les pays concernés et les organismes nationaux impliqués, il n’est pas possible de confirmer l’origine de la contagion», a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué, à l’issue d’une réunion avec les référents sanitaires des 24 provinces du pays.
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La veille, le ministère avait annoncé retracer l’itinéraire de deux passagers néerlandais du navire qui ont perdu la vie: un couple qui avait voyagé quatre mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau en Argentine à partir du 27 mars, avant d’embarquer à bord du MV Hondius le 1er avril.
Lors de la réunion de jeudi, «les antécédents ont été examinés, ainsi que les données recueillies sur le parcours du cas index (zéro, NDLR) depuis son entrée dans le pays en novembre», a précisé le ministère. Les provinces ont partagé leur travail visant à «identifier l’itinéraire des voyageurs sur leurs territoires».
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Des experts bientôt envoyés à Ushuaïa pour analyser des rongeurs
La veille, le ministère avait indiqué qu’il n’était «pas confirmé que la contagion ait eu lieu en Argentine», ajoutant que la province de la Terre de Feu (extrême sud), d’où est parti le MV Hondius, n’a signalé «aucun cas d’hantavirus» depuis la mise en place de la notification obligatoire en 1996.
Les autorités sanitaires du pays ont cependant annoncé que des experts seront envoyés le prochain envoi à Ushuaïa pour capturer et analyser des rongeurs, en quête d’une «possible présence du virus».
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Des équipes de l’Institut Malbran de Buenos Aires, référence nationale en matière d’infectiologie, se rendront «dans les zones liées au parcours» du couple néerlandais.
Juan Petrina, directeur du centre d’Epidémiologie de la province de Terre de Feu, a précisé jeudi à l’AFP qu’ils rechercheront la présence éventuelle d’un rongeur porteur du virus. Le «rat à longue queue», principal transmetteur, notamment de la souche Andes détectée sur des passagers du Hondius, n’est pas présent en Terre de Feu, a rappelé Juan Petrina. En revanche, tant du côté chilien qu’argentin, on trouve une sous-espèce du même animal, et il y a un débat scientifique sur sa capacité à être transmetteur, a-t-il souligné.
Un couple amateur d’ornithologie
Jeudi, le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, précisait que le couple néerlandais voyageait dans le cadre d’un séjour «d’observation d’oiseaux, comprenant des visites de sites où est présente l’espèce de rat connue pour être porteuse du virus Andes».
Le hantavirus est endémique dans plusieurs régions d’Argentine, un peu moins d’une centaine de cas par an en moyenne ces dernières années, avec une incidence plus forte dans les provinces de l’extrême nord-ouest, à l’opposé de la Terre de feu. La souche Andes est par contre présente dans des provinces patagoniennes du Sud, Chubut, Rio Negro et Neuquen.