l’essentiel
Clap Actions a proposé récemment son film coup de cœur « Fenwick », de Lena Ichkhanian.
Partant des traces laissées par le mouvement des Gilets Jaunes, « Fenwick » entreprend une traversée de la France en quête d’un mot, d’un visage, d’un souffle : celui de la colère sociale.
Avant la projection du film, c’est toute une animation qui s’organisait.
« Après un tour des quartiers de Carmaux à la sono pour annoncer le film, nous avons retrouvé la troupe de théâtre d’éducation populaire devant la statue de Jean Jaurès, et l’orgue de barbarie de Philippe, pour un premier concert, raconte Suzanne, membre de Clap-Actions. Puis nous avons déambulé jusqu’à l’entrée du cinéma ».
Dans le hall du cinéma, le public a feuilleté les bouquins de la librairie Hibernie et assiste au deuxième concert d’orgue de barbarie en prenant les billets et les crayons pour tracer quelques mots sur la table d’écriture.
Puis Suzanne et Marcou ont présenté le film, les conditions de tournage dans toute la France et les choix de la réalisatrice sur ses témoignages ainsi que le contexte de ce film sur les Gilets jaunes, plus de 7 ans après.
Après le film, très applaudi, un débat animé s’ouvre, avec dans l’ensemble des commentaires très positifs, et une grande approbation sur la séquence où le Fenwick enfonce la porte du ministère, en appréciant que les Gilets jaunes aux manettes ne soient pas entrés pour tout casser. Mais aussi des réactions sur les violences subies par les Gilets jaunes et des réserves sur l’interview du policier.
« Le débat a ouvert aussi d’autres pistes de projets collectifs qui sont nés localement de façon alternative comme peuvent l’être ceux des Gilets jaunes, comme une initiative d’une troupe de théâtre issue de l’éducation populaire qui a fait ses armes avec la première répétition lors de notre déambulation ! », souligne Suzanne. Le débat s’est poursuivi dans le hall du cinéma autour du verre de l’amitié.
Et comme il est écrit sur les cartons des Gilets jaunes. « Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? », « On ne lâche rien » et « Il y a 7 ans il y avait la colère, elle est toujours là ! »