Le guitariste et compositeur franco-brésilien Edwin Correia, installé en Suisse depuis près de dix ans, a publié le 1er mai un nouvel album intitulé ‘Chama’ en duo avec la chanteuse brésilienne Dandara Modesto. Le duo se produit le 8 mai dans le cadre des concerts de Lancy (GE) et le 9 mai à Neuchâtel.

« Chama, ça a deux sens. Le premier sens, c’est ‘flamme’. Et le deuxième sens, c’est un terme qu’on utilise beaucoup en samba, en musique populaire brésilienne, c’est comme un appel, une invitation à participer par exemple à la danse ou au cœur quand on chante », explique Edwin Correia dans l’émission Vertigo du 1er mai. Cette invitation est au cœur de l’album ‘Chama’, que signe le guitariste et compositeur franco-brésilien avec la chanteuse brésilienne Dandara Modesto, et qui se veut un pont entre les cultures et les esthétiques musicales.

La genèse de cet album paru le 1er mai dernier est le fruit d’une rencontre fortuite et inspirante. Edwin Correia raconte: « L’histoire prend racine [dans] notre rencontre avec Dandara, qui a eu lieu à Salvador de Bahia. Une rencontre imprévue, à l’autre bout du monde ». Malgré la distance qui les sépare en Suisse – Lausanne pour Edwin, Zurich pour Dandara -, leur union musicale est instantanée. « C’était un petit peu un cadeau de la vie de se rencontrer à l’autre bout du monde et d’avoir aussi une connexion assez immédiate musicalement », confie Edwin Correia.

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Transcender les frontières géographiques et artistiques

L’album ‘Chama’ est une exploration de cette synergie dépassant les frontières géographiques et esthétiques. Edwin Correia, issu du jazz, et Dandara Modesto, profondément ancrée dans la musique populaire brésilienne (la MPB), ont su marier leurs univers pour créer une œuvre originale. « Je viens du jazz principalement, même avec mes origines brésiliennes. Et Dandara vient vraiment de la musique populaire brésilienne, qu’on considérerait un peu comme de la pop ici en Europe », souligne-t-il.

C’est lors d’une résidence à la Fondation ABPi de Lausanne que les deux artistes ont vu naître leur projet. « Très spontanément, les morceaux ont pris vie. On a essayé des choses ensemble, on a arrangé en fonction de la tessiture, de la voix de Dandara, on a réfléchi aux thèmes des paroles », indique Edwin Correia.

Ça a toujours été basé sur la spontanéité, l’improvisation. On a beaucoup joué avant de prévoir l’album.

Edwin Correia, musicien, à propos de son album ‘Chama’

Contrairement à un simple album duo guitare-voix acoustique, ‘Chama’ se distingue par un travail de production élaboré, intégrant des éléments électroniques et des rythmiques innovantes. « On a eu la chance d’être dans un studio avec des possibilités analogiques quand même assez particulière, avec par exemple un lecteur cassette. Il y a certains morceaux [pour lesquels] la musique a été enregistrée dans la bande et passée à l’envers, ce qui provoque vraiment un résultat analogique particulier », précise Edwin Correia. Et bien que le duo soit au cœur de la création, ils ont invité le percussionniste Paolo Almeida sur trois morceaux, ajoutant une dimension rythmique supplémentaire.

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

Adaptation web: ld

Edwin Correia et Dandara Modesto, ‘Chama’ (Nuclear Blast). Paru le 1et mai 2026.

En concert notamment à Cave Marignac, Lancy (GE), le 8 mai; EMOH LEEF, Neuchâtel, le 9 mai 2026.